
“C’est une année d’accomplissement sur le haut de gamme et le luxe », explique Christophe Alaux, directeur général HotelServices France du groupe hôtelier. Jusqu’ici, nous n’avions pas fait de grandes annonces. Nous souhaitions d’abord effectuer tout un travail en amont pour arriver à une cohérence sur ces segments”. Cette dynamique, qui touche aussi bien les marques Pullman que MGallery ou Sofitel, s’est matérialisée jeudi dernier par la réouverture, après rénovation, du Sofitel Paris Le Faubourg. Cet ancien hôtel particulier du Faubourg Saint Honoré a été revisité par Didier Gomez dans l’esprit des demeures privées du XVIIIe siècle. “Dans ce quartier de la haute couture, j’ai voulu retranscrire l’idée du Paris sophistiqué rêvée par les étrangers en employant le vocabulaire de l’hôtel particulier, avec des moulures, des fauteuils, des miroirs dans les chambres », explique le designer d’intérieur. « L’hôtel relate aussi la nostalgie du luxe des années 50-60 avec du noir et du blanc, de l’or et du gris, ainsi que des photos de mode ça et là dans l’hôtel”. Conçu comme un jardin d’hiver, le restaurant de l’hôtel, STAY, est supervisé par le chef triplement étoilé Yannick Alleno, avec une carte qui fait la part belle à l’esprit du voyage. Avec, en plus, des pâtisseries signatures haute couture spécialement créées pour l’hôtel, comme le “plissé”.

Le recours à de grands noms comme Didier Gomez ou Yannick Alleno symbolise la nouvelle direction prise par le meilleur des hôtels Accor. “On ne peut pas être banal dans le luxe », souligne Christophe Alaux. « Il y a cinq-six ans, il n’est pas sûr que ces signatures soient venues travailler avec nous, alors qu’aujourd’hui nous sommes capables de travailler avec elles. Nous voulons sublimer l’histoire de Accor et montrer une vraie légitimité sur le luxe, en plus d’être un acteur clé de l’hôtellerie économique et milieu de gamme”. Les propriétaires suivent aussi la voie engagée par le groupe hôtelier à travers un investissement de 300 millions d’euros ces dernières années pour accompagner ce repositionnement.

L’hôtel Mgallery Cures Marines de Trouville (DR)
En avril prochain, l’enseigne Mgallery va poursuivre son entreprise de réhabilitation des lieux d’exception. Après la piscine Molitor de Paris, l’enseigne boutique prépare l’ouverture de l’Hôtel des cures marines à Trouville. Et, comme pour la piscine Molitor, c’est à Jean-Philippe Nuel qu’a été confié le soin de réveiller ce palace alangui en bord de plage. Son fil rouge, l’atmosphère un peu surannée des premières villégiatures balnéaires, se déclinera jusque dans les espaces thalasso & spa, les deux bassins de l’hôtel étant entièrement habillés de rayures bayadère géantes.

Le projet de l’hôtel Pullman Paris CDG (DR)
Dans un tout autre style, plus directement dédié aux voyageurs d’affaires nomades, le Pullman Paris CDG ouvrira ses portes en août prochain. Designé par Christophe Pillet, l’hôtel invite le voyageur à devenir acteur de son escale afin que celle-ci soit un moment de plaisir et non un passage obligé dans son agenda professionnel. “J’ai voulu mettre en scène l’optimisme. La vraie modernité, ce qu’il y a de beau dans le monde, ce sont les gens qui se rassemblent. Aussi les espaces sont largement ouverts et non pas fermés, sanctuarisés”.























