Union des Aéroports Français : un record « à relativiser »

Le trafic a progressé de 5,7% en 2015 sur l'aéroport de Nantes Atlantique (DR)
L'aéroport de Nantes affiche l'une des plus fortes croissances en 2015 (DR)

A Paris (+3%) comme dans les aéroports de province (+3,3%), la croissance des aéroports français a débouché l’an passé sur un exercice record : 181 millions de voyageurs y ont été accueillis en 2015 selon le bilan annuel de l’Union des Aéroports Français. Pour autant, l’association professionnelle appelle à « relativiser » ces performances, au regard des chiffres enregistrés au niveau européen, où le trafic a augmenté plus significativement (+5,2%), et à plus forte raison au niveau mondial (+6,5%). Certes, la grève des contrôleurs aériens et surtout les attentats de Paris ont pénalisé le bilan français – à hauteur de 1% en novembre, puis de 1,4% en décembre – mais d’autres facteurs peuvent expliquer ce léger retard selon l’UAF. Celle-ci cible d’ailleurs le manque de connectivité des aéroports de province, plus faibles que leurs homologues européens, et qui recule depuis 2008.

 

Les responsables de l'Union des Aéroports Français présentent le bilan 2015
Les responsables de l’Union des Aéroports Français présentent le bilan 2015

Le low-cost toujours plus puissant en régions

Pas de changement majeur dans le traditionnel classement des aéroports français, toujours dominé par Paris-CDG (+3,1% à 65 766 986 de passagers) et Orly (+2,8%). Les aéroports parisiens, qui concentrent désormais 56,20% du trafic métropolitain, contre 57, 6% en 2011, devancent Nice (+3,1%), Lyon (+2,8%) et Marseille (+1%). Les plus fortes croissances ont été enregistrées dans les aéroports de Nantes (+5,7%), Bordeaux (+7,6%) et surtout Beauvais (7,6%) et Bâle Mulhouse (8,2%), deux aéroports qui misent tout particulièrement sur les compagnies low-costs. En effet, plus de 62 % des voyageurs enregistrés à l’EuroAirport le sont par des compagnies low-costs, qui pèsent désormais 41,1% du trafic sur les aéroports de province. A l’inverse, le trafic national poursuit son déclin et ne représente désormais que 28,09%, contre 30,43% en 2011. « Le trafic domestique est devenu le trafic européen résumaient d’ailleurs Jean-Michel Vernhes et Philippe Aliotti, Président et Délégué général de l’Union des Aéroports Français.