
Ce vendredi 4 mai, les salariés d’Air France ont répondu majoritairement « non » au projet d’accord salarial lancé par le PDG d’Air France-KLM pour tenter de mettre fin au mouvement de grève. L’ensemble des salariés d’Air France était invité à répondre à la question « Pour permettre une issue positive au conflit en cours, êtes-vous favorable à l’accord salarial proposé le 16 avril 2018 ? ». 55,44% ont répondu négativement (avec un taux de participation qui s’est élevé à 80,33%). Jean-Marc Janaillac, qui avait conditionné son maintien au résultat de cette consultation, a immédiatement annoncé sa prochaine démission devant les journalistes.
Une gouvernance de transition annoncée le 15 mai
Dans la foulée, le conseil d’administration du groupe Air France-KLM s’est réuni samedi. A cette occasion, Jean-Marc Janaillac a confirmé sa décision de remettre sa démission, tout en acceptant d’assurer ses fonctions jusqu’au 15 mai. Le Conseil d’administration annoncera alors « une solution de gouvernance de transition« . « Les membres du conseil d’administration ont réaffirmé leur soutien entier et total à Jean-Marc Janaillac. Ils déplorent la situation qui conduit au départ d’un Président qui a permis au Groupe de poursuivre une stratégie de croissance et d’améliorer sa performance financière« .
la période qui s’ouvre ne permet pas d’engager une quelconque négociation
La compagnie reste donc en zone de turbulences, avec une nouvelle journée de grève le 7 mai. Lundi, le taux de mobilisation atteint 14,2 % chez les pilotes, 18,1 % pour les personnels navigants commerciaux et 10 % pour les personnels au sol. Dans ce contexte, Air France prévoit d’assurer près de 85% de son programme de vols, dont 99 % sur les vols long-courriers, 80 % des vols moyen-courriers depuis et vers Paris-Charles de Gaulle et enfin 87 % sur le court-courrier depuis et vers Paris-Orly. Dans un communiqué publié dimanche, la direction est logiquement pessimiste : « Air France déplore la poursuite de ces grèves alors même que la période qui s’ouvre ne permet pas d’engager une quelconque négociation pour y mettre fin« .

















