Markwayne Mullin a ainsi confirmé que des plans étaient actuellement à l’étude, tout en précisant qu’aucune décision définitive n’avait encore été prise. Lors d’une interview accordée à Fox News mardi 26 mai, il a indiqué avoir rencontré des responsables de la Maison Blanche afin d’évaluer différentes options.
New York, Chicago, Los Angeles sans vols internationaux?
« Nous travaillons actuellement sur plusieurs scénarios, mais rien n’a encore été lancé », a expliqué le secrétaire d’Etat Mullin. Selon lui, les autorités fédérales ne devraient pas continuer à traiter les vols internationaux dans des villes qui, selon ses propos, « empêchent l’application des lois fédérales ».
Une telle mesure se traduirait par le retrait des agents de l’immigration et des douanes dans des ports d’entrée internationaux. Le Département de la Justice a déjà publié une liste : y figurent en bonne et due forme Boston, Denver, Philadelphie, Chicago, Los Angeles, New York, Newark, Seattle et San Francisco, toutes dotées d’importantes plateformes aéroportuaires internationales.
À eux seuls, les trois grands aéroports new-yorkais ont accueilli plus de 50 millions de voyageurs internationaux l’an dernier. Une telle décision aurait des conséquences majeures sur le traitement du transport aérien international vers les Etats-Unis, obligeant les compagnies aériennes mais aussi les importateurs et exportateurs à se rabattre sur les villes considérées comme « non-criminelles ». Comme par exemple Atlanta, Dallas, Houston, Miami, San Diego et Washington-Dulles.
Reuters rapporte que l’US Travel Association, qui représente compagnies aériennes, chaînes hôtelières, loueurs de voiture et tour opérateurs, a confirmé une rencontre avec Markwayne Mullin à ce sujet la semaine dernière. L’organisation a indiqué que l’administration envisageait bien un retrait des agents des douanes et de la protection des frontières (CBP) dans certains aéroports internationaux situés dans des « sanctuary cities ». Elle a également alerté sur les conséquences potentiellement dévastatrices pour l’industrie touristique américaine et les économies locales dépendantes des visiteurs internationaux.
Le lobby Airlines for America, qui regroupe plusieurs grandes compagnies aériennes passagers et cargo, a prévenu qu’une réduction des effectifs douaniers provoquerait d’importantes perturbations opérationnelles, tant pour les compagnies aériennes que pour les voyageurs et le transport de marchandises.
Une telle décision – qui n’est pas encore acquise – pourrait avoir des conséquences majeures si elle était adoptée avant le coup d’envoi de la Coupe du Monde de la FIFA. Et ternir encore un peu plus l’image de la destination Etats-Unis. A la fin de l’année dernière, un sondage du consultant voyages Skift, indiquait que 46% des voyageurs ne souhaitaient pas se rendre aux Etats-Unis à cause de Donald Trump.
Nombre de passagers internationaux des villes sanctuaires (janvier à octobre 2025-Bureau of Transportation Statistics)