
Le bras de fer continue chez Air France, alors que le référendum annoncé par la direction de la compagnie vient a débuté le 26 avril, à 10h. Cette consultation électronique sera ouverte jusqu’au 4 mai, à 18 heures. « Pour permettre une issue positive au conflit en cours, êtes-vous favorable à l’accord salarial proposé le 16 avril 2018 ? » : telle est la question soumise aux salariés de la compagnie. La direction rappelle par communiqué que « Depuis le 22 février, Air France a fait face à 11 journées de grève qui mettent à mal l’avenir de l’entreprise. Au terme de la négociation et pour mettre fin au conflit, la Direction d’Air France a formulé le 16 avril une ultime proposition d’accord pluriannuel s’engageant pour des augmentations générales de salaire de 7% sur 4 ans, s’ajoutant aux augmentations individuelles ».
boucler sa ceinture de sécurité
Autre enjeu du scrutin : Jean-Marc Janaillac, PDG d’Air France-KLM, a prévenu qu’il présenterait sa démission en cas d’échec. Interrogé sur Europe 1, le Premier Ministre Edouard Philippe a salué une « démarche courageuse« , tout en prévenant : « Si le référendum qu’il a organisé (…) ne donnait pas les résultats qu’il espérait et qu’il en tirait les conséquences, j’inciterais volontiers tout le monde à boucler sa ceinture de sécurité parce que les turbulences ne seraient pas minimes« .
En amont du vote, trois syndicats de pilotes ont déposé un préavis de grève visant les journées du 3, 4, 7 et 8 mai. « En maintenant la pression, nous aboutirons à un accord satisfaisant pour tout le monde« , indique l’intersyndicale.
La direction d’Air France souligne pour sa part que « Par cette décision de relancer des jours de grèves supplémentaires, portant leur total à 15, ils font le choix de mettre encore plus en péril la situation économique de la compagnie et augmentent encore le risque d’abîmer profondément la confiance et la fidélité de nos clients. Ces nouveaux préavis, alors même que les salariés d’Air France sont appelés à exprimer leur voix, sont non seulement incompréhensibles mais indiquent clairement le mépris qui est fait de leur avis« .
« J’adresse une nouvelle fois toutes nos excuses aux clients impactés par ces grèves« , déclare Jean-Marc Janaillac. « Elles sont d’autant plus incompréhensibles que la consultation de l’ensemble des salariés sur l’accord salarial proposé est ouverte depuis ce matin. J’ai confiance en la volonté des salariés d’Air France de mettre fin à cette situation destructrice pour la compagnie« .

















