
Pour ce premier jour de grève suivant la démission du Pdg d’Air France-KLM, Jean-Marc Janaillac, la compagnie devrait enregistrer le taux d’annulation le plus bas depuis le début du mouvement en février dernier. En effet, Air France prévoit d’assurer près de 85% de son programme de vols ce lundi 7 mai. La quasi totalité – 99 % – des vols long-courriers devrait ainsi décoller, de même que 80 % des vols moyen-courriers au départ et vers l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle. Concernant les vols court-courriers au départ de Paris-Orly et de province, de 87 %.
Pour la journée du mardi 8 mai, Air France prévoit d’assurer 80 % de son programme de vols. C’est à dire, dans le détail, 95 % de ses vols long-courriers, 75 % de ses vols moyen-courriers au départ et vers Paris-Charles de Gaulle et 82 % de ses vols court-courriers, Paris-Orly et province.
Tandis que l’intersyndicale d’Air France se réunit ce lundi pour décider des suites à donner au mouvement, la compagnie déplore de son côté la poursuite de la grève, « alors même que la période qui s’ouvre ne permet pas d’engager une quelconque négociation pour y mettre fin ». Air France-KLM a d’ailleurs annoncé que son conseil d’administration se réunira le 15 mai et annoncera à cette occasion une solution de gouvernance de transition.
Interrogé dimanche par BFM, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, dit regretter les revendications syndicales qui pourraient menacer « la survie d’Air France », tout en prévenant que l’État n’était pas là pour « éponger les dettes et venir à la rescousse d’une entreprise qui ne ferait pas les efforts nécessaires de compétitivité ». « Je souhaite qu’on rétablisse le dialogue social, que la raison reprendra ses droits et qu’Air France puisse repartir du bon pied », a-t-il conclu.

















