Rebondissement : objectif Apollo pour easyJet

Rebondissement : easyJet a trouvé un meilleur acquéreur que Castlelake et recommande désormais une vente à un autre investisseur américain, Apollo.
Avion d'easyJet à Berlin (Photo: LC)

EasyJet a toutes les chances de devenir américaine, mais son futur propriétaire ne sera plus le même. Après avoir recommandé la dernière proposition de l’investisseur américain Castlelake, une nouvelle offre est venue rebattre les cartes. 

Vendredi dernier, le conseil d’administration d’easyJet a apporté son soutien à une offre d’achat plus élevée du fonds américain Apollo, abandonnant du coup son précédent soutien à la proposition concurrente de Castlelake.

Apollo propose d’acquérir la compagnie aérienne à bas coûts pour 5,7 milliards de livres sterling (6,7 milliards d’euros), valorisant easyJet à 7,15 livres (8,40 euros) par action. Cette offre dépasse la dernière proposition de Castlelake, qui s’élevait à 5,5 milliards de livres, soit 6,90 livres (9,31 dollars) par action.

La compagnie a indiqué que son conseil d’administration avait conclu à l’unanimité que les conditions financières de l’offre d’Apollo étaient suffisamment attractives pour être recommandées aux actionnaires, revenant ainsi sur sa précédente position favorable à Castlelake. « En conséquence, le conseil d’administration n’est plus disposé à recommander la proposition de Castlelake », a déclaré easyJet.

Apollo affirme vouloir soutenir la stratégie actuelle d’easyJet plutôt que de démanteler ou de restructurer le transporteur low-cost. Le fonds s’est également engagé à conserver l’équipe dirigeante actuelle et à poursuivre les investissements dans le renouvellement de la flotte, les revenus annexes, le programme de fidélisation et le développement de la branche tour-opérateur, easyJet Holidays.

Plaire aux actionnaires actuels

L’une des particularités de l’offre d’Apollo est qu’elle permettrait aux actionnaires actuels de conserver une participation dans la société, au lieu d’être contraints de vendre leurs actions comme le souhaitait Castlelake.

Cette disposition pourrait notamment séduire le fondateur d’easyJet, Stelios Haji-Ioannou, et sa famille, qui détiennent ensemble plus de 15 % du capital. Apollo a également indiqué qu’il maintiendrait l’accord de licence de la marque easyJet, en vertu duquel Stelios Haji-Ioannou perçoit des redevances.

Apollo a également jusqu’au 7 août pour déposer une offre ferme. Le fonds a indiqué qu’il prendrait également toutes les mesures nécessaires pour respecter les règles de l’Union européenne imposant qu’une compagnie aérienne européenne demeure majoritairement détenue et contrôlée par des investisseurs européens.