
Pas de changement majeur dans ce nouveau palmarès établi jeudi par BCD Travel à travers son rapport Cities & Trends 2025. D’après les données recueillies en 2024 par la TMC – basées sur les réservations de vols et de voitures de location -, l’Allemagne demeure la destination business numéro 1 du continent pour les voyageurs d’affaire européens. Suivent le Royaume-Uni, les Pays-Bas, et enfin la France en 4e position. Le classement par villes est quant à lui dominé par Amsterdam, qui devance Londres et Francfort sur le podium. Paris se classe 5e, derrière Munich et devant Copenhague, Zurich et Vienne.
Comme le soulignent les auteurs du rapport, « le classement européen est pour l’essentiel resté le même que l’année précédente, à l’exception de Stockholm qui a gagné une place, faisant passer Bruxelles, la capitale de facto de l’Europe, à la 10e place ». En outre, les experts de BCD Travel estiment que « la croissance des voyages d’affaires en Europe occidentale en 2024 a été principalement dynamisée par les activités immobilières, suivies par le secteur des arts, des spectacles et des loisirs ». Une croissance qui serait particulièrement sensible en Italie, désignée par la TMC comme le marché le plus dynamique pour les déplacements professionnels en 2024.
Les Etats-Unis incontournables… pour l’instant ?
Quid des déplacements professionnels à l’échelle intercontinentale ? D’après ce nouveau rapport Cities & Trends 2025, les destinations US se taillent la part du lion dans les budgets voyages des entreprises européennes. Le top 10 des villes les plus fréquentées par les voyageurs d’affaires européens recense pas moins de huit destinations américaines. A commencer par New York et Chicago, solidement installées aux deux premières places du palmarès devant Dubaï. Sans grande surprise, les Etats-Unis dominent donc le classement par pays, les Emirats Arabes Unis et l’Inde complétant le podium. Reste à savoir quel sera l’impact de la présidence Trump sur le prochain palmarès, alors que les effets de cette nouvelle mandature se font aujourd’hui sentir dans le domaine du voyage.
Parmi les autres enseignements de ce rapport Cities & Trends 2025, on retiendra le quasi-monopole de la classe économique pour les déplacements sur le Vieux continent. L’éco compte pour 92% des réservations, contre 7% pour la classe affaires. Et pour cause : selon Olivier Benoit, vice-président senior d’Advito, « La différence de confort entre la classe affaires et la classe économique est souvent perçue comme insignifiante sur les vols court-courriers et de nombreux voyageurs d’affaires bénéficient déjà de services de fidélité tels que l’accès aux salons et l’embarquement prioritaire, même en classe économique ». En outre, d’après Olivier Benoit, « Pour les gestionnaires de voyages, le retour sur investissement est beaucoup plus élevé pour les billets en classe économique. Ils sont souvent deux fois moins chers que les billets d’affaires, et 70 % de ces vols durent moins de deux heures. Sur des vols aussi courts, le niveau de productivité d’un voyageur ne diffère pas beaucoup entre la classe économique et la classe affaires ». A l’international, les classes économique et affaires sont parfaitement à l’équilibre selon BCD, avec chacune 44% des réservations.


















