Bilan positif pour AirPlus en 2016

Résultats positifs en 2016, tendance à la centralisation des paiements, impact de la réglementation européenne sur les programmes de cartes corporate : AirPlus a présenté les grandes tendances qui animent le marché des solutions de paiement des dépenses voyages.

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AirPlus a enregistré l'an dernier une croissance de 1,7% du volume d'émissions.

L’année 2016 a été globalement positive pour AirPlus, tant au plan mondial avec une hausse de +1,7% du volume de transactions, à 14 milliards d’euros, qu’en France. Dans l’Hexagone, qui fait partie des marchés principaux du spécialiste allemand des solutions de paiement destinées aux dépenses voyages, AirPlus enregistre une croissance de 9% des émissions, quasiment identique à celle publiée l’an dernier. Les chiffres du premier trimestre 2017 sont dans cette lignée de cette tendance à la hausse avec une progression de + 4% dans le monde et de +14% en France, “soutenue par la dynamique du marché, la centralisation des paiements dans l’hôtellerie et la location de voitures ainsi que l’acquisition de nouveaux clients”, commente Julie Troussicot, directrice d’AirPlus France.

Au plan global, la base de clientèle du groupe s’est enrichie de 2 400 nouvelles entreprises, pour atteindre 49 000 clients dans le monde. En parallèle, la société allemande a poursuivi en 2016 son développement à l’international avec le rachat récent de BCC Corporate en Belgique, un des principaux émetteurs de cartes affaires sur son marché. Cette stratégie se poursuivra en 2017 par l’ouverture d’une filiale au Brésil, le lancement de la carte virtuelle AIDA à Hong Kong et de nouvelles perspectives de croissance en Chine et Australie.

« La demande pour les solutions de paiement des voyages d’affaires destinées aux entreprises reste positive et constante », a déclaré Patrick W. Diemer, directeur général et président du Conseil d’administration d’AirPlus International, « AirPlus est parvenu à obtenir de bons résultats dans un environnement de marché difficile, marqué par les effets négatifs de la réglementation des frais d’interchange».

Car il y a une ombre au tableau dans ce bilan positif : la réduction à 0,3 % du taux des commissions d’interchange sur les règlements par carte de crédit, contre 1,5% auparavant pour les cartes corporate, mise en place l’an dernier selon la volonté de l’Union européenne. Pour compenser cette baisse attendue des revenus, AirPlus a introduit dans les pays où elle émet ses cartes de crédit Travel Expense, c’est à dire en Allemagne et au Royaume-Uni, des frais compris entre 1,09 % et 1,19 % pour chaque transaction effectuée en Europe. Ce qui a conduit certaines entreprises à revoir leur programme de cartes corporate et à délaisser ce moyen de paiement au profit de solutions centralisées comme les cartes logée et virtuelle. En conséquence, le volume d’émissions par carte affaires a reculé de 8% en 2016 et de 16% au premier trimestre 2017.

En parallèle, la carte logée, la solution phare tout autant que mature d’AirPlus, a vu ce volume croître de 1% en 2016 malgré une tendance à la baisse des tarifs dans l’aérien. De son côté, la carte virtuelle AIDA a poursuivi son essor, affichant une progression de 34% des transactions. En France, la croissance de cette nouvelle solution s’élève même à 182%. Selon AirPlus, 40% des entreprises réalisent un paiement sur cinq à l’aide d’une carte virtuelle afin de régler les dépenses hôtelières dans 53% des cas, des billets d’avion essentiellement low cost (23%) et des dépenses occasionnelles comme le MICE ou la restauration (24%). “La carte virtuelle AIDA a encore de belles perspectives devant elle, notamment auprès des agences de voyages indépendantes qui ont une problématique identique à celle des acheteurs corporate, à savoir la remonté de données, en plus d’un besoin de solution pour mieux gérer leur trésorerie”, souligne Julie Troussicot.

Carte logée et carte virtuelle : ces solutions de paiement dématérialisé et centralisé ont de l’avenir, surtout si, comme le prévoit Patrick W. Diemer, se développe dans le futur le paiement “invisible”. “On continuera bien sûr à payer, mais sans sortir sa carte de son portefeuille, ni même entrer son numéro de carte sur internet”, le directeur général d’AirPlus qui entrevoit la disparition de la carte plastique et des factures papier d’ici cinq ans.

Pour étayer son propos, Patrick W. Diemer prend comme exemple le compte logé d’AirPlus directement intégré dans les solutions de la SNCF, d’Avis, d’Amadeus ou de Snapcar, permettant des paiements quasiment transparents pour le voyageur, ou le développement de l’application AirPlus Connect, une plateforme de service mobile pour construire facilement des rapports de notes de frais.

Dans ce cadre, alors que ce paiement “invisible” est déjà bien avancé dans l’aérien, le ferroviaire et l’hôtellerie, AirPlus travaille à étendre son acceptation à d’autres domaines. Ainsi, AirPlus a récemment conclu des accords avec des partenaires aussi divers que BizMeeting pour la location d’espaces de réunions, le loueur de voitures Enteprise, le spécialiste de la réservation de repas d’affaires Business Table, mais aussi Airbnb ; en attendant bientôt Uber ou encore des acteurs du MICE. En parallèle, AirPlus est en pourparlers avec des aéroports pour développer sa solution AirPlus Corporate Parking, déjà testée à Francfort et travaille en interne sur une autre application, AirPlus Dine & Go, permettant de régler les repas depuis un smartphone, sans même avoir à appeler le serveur pour demander l’addition. Dernière perspective, l’extension de ces solutions de paiement dématérialisé aux achats indirects, hors production, comme la bureautique, l’intérim ou la téléphonie, où le paiement au cas par cas et les factures papier restent encore la norme.