
L’Association Internationale du Transport Aérien (IATA) le prévoyait depuis plusieurs années et c’est désormais une réalité : en Chine, le transport aérien est devenu le deuxième marché mondial derrière les États-Unis en volume de trafic passagers et fret. Dans le courant de la prochaine décennie, il devrait même se hisser à la première place ; probablement autour de 2022, soit deux ans plus tôt que ce que pensait IATA en 2015. L’association indique d’ailleurs que le transport aérien chinois devrait plus que doubler d’ici 2036, pour atteindre à cet horizon 1,5 milliard de passagers.
Selon l’Organisation Mondiale de l’Aviation Civile (ICAO), 2017 a vu le nombre de mouvements dépasser pour la première fois en Chine les dix millions d’heures de vol. Un autre record. L’an dernier, le pays a officiellement enregistré près de 550 millions de passagers, ce qui représente une part de marché de 12 % dans le trafic aérien mondial. La croissance s’est élevée à 12,6 %, supérieure de plus de cinq points à l’évolution mondiale du trafic, en hausse de 7,1 %.
Une nouvelle progression du trafic aérien en Chine de 11 %
L’année 2018 s’annonce sous les meilleurs auspices pour le transport aérien chinois. Les autorités de l’aviation civile chinoise (CAAC) prévoient une nouvelle progression du trafic de 11 %. Ce qui devrait se traduire par un total de 612 millions de passagers.
La libéralisation continue des conditions dans lesquelles opèrent les compagnies aériennes stimule la croissance. Depuis le début de l’année, le gouvernement a en effet étendu la libération des tarifs aériens à de nouvelles lignes, permettant une plus grande compétition entre transporteurs. Quelque 300 nouvelles lignes aériennes sont désormais gérées par l’offre et la demande, les passagers bénéficiant ainsi de tarifs plus compétitifs.
Au total, plus de 1 000 lignes aériennes au départ de Pékin, Shanghai, Canton et Shenzhen sont soumises aux lois de la concurrence. Le gouvernement chinois promet d’ailleurs que tous les tarifs sur toutes les lignes aériennes seront déterminés par les transporteurs eux-mêmes dès 2020.

















