Les conférences en présentiel font à nouveau salle comble, l’hybride garde son attrait

Les professionnels sont de retour pour participer aux événements en présentiel, tout en restant attachés aux options hybrides, comme en témoigne, chiffres à l’appui, l’étude publiée par la plateforme Bizzabo.

La parenthèse de la crise n’a visiblement pas détourné les pros de leur besoin de se retrouver à l’occasion d’une conférence ou autre opération MICE. A en croire l’étude publiée il y a quelques jours par le spécialiste technologique Bizzabo, le présentiel fait un retour en force, qui devrait se confirmer au cours des prochains mois. Plus de 4500 personnes ont ainsi été sondées en juin dernier, dont quelque 1700 organisateurs d’événements et plus de 2300 délégués. Dans la première catégorie, la plupart des sondés (86,4 %) prévoient de maintenir ou d’augmenter le nombre d’événements en personne en 2024 par rapport à 2023. Quant aux seconds, ils semblent bien valider cette bonne résolution. En effet, 77,7% des participants estiment que les événements professionnels in situ offrent les meilleures opportunités relationnelles.

Ce retour en force du format présentiel signifie-t-il pour autant que les nouvelles technologies apparues durant la crise ou qui préexistaient – notamment pour des événements hybrides – doivent être remisées aux oubliettes ? Pas nécessairement. D’ailleurs, la dimension hybride reste une priorité d’après Bizzabo. Près de la moitié des personnes interrogées (49,6 %) diffusent des sessions pour les participants en ligne et 35,1 % organisent un événement virtuel en tandem avec la conférence en présentiel. Sage décision puisque 40,6% des participants désignent les événements hybrides comme leur format d’événement préféré. A l’inverse, seuls 11,6% des organisateurs disent n’offrir aucune composante virtuelle.

A la question « quel est votre format favori pour un événement ? », les délégués accordent une place prépondérante à l’hybride

Autre critère de réussite, et non des moindres : l’infrastructure événementielle, « the place to meet ». Ainsi, 64,6 % des participants estiment que le lieu d’une conférence peut déterminer son succès… ou son échec. On comprend mieux pourquoi ce choix est cité parmi les trois principaux casse-tête pour les organisateurs, a fortiori à l’heure où les budgets et le contexte tarifaire peinent à trouver un terrain d’entente…

L’emplacement du lieu de l’événement reste le critère numéro 1
pour les potentiels participants