
Parmi les centaines de milliers d’applications, il nous est apparu important de créer un label, mHealth Quality, qui analyse ces applis selon plusieurs critères : la pertinence médicale, le cadre juridique et réglementaire, mais aussi leur éthique. Par exemple, si elles ne sont pas destinées à aspirer le carnet d’adresses LinkedIn ou si elles sont liées étroitement à une marque de médicament et empêche de passer à une autre sous peine de perdre des années d’historique. Parmi celles que je conseillerais dans le cadre des déplacements professionnels, je commencerais par le Vidal du voyageur, du célèbre ouvrage médical, et aussi MesVaccins. Très bien conçu sur le plan médical, ce carnet vaccinal virtuel permet de gérer de manière sécurisée le planning des vaccinations et de prévenir des rappels nécessaires, alors que généralement les voyageurs s’en soucient trois semaines avant le départ. On voit également apparaître des objets pour améliorer la qualité du sommeil comme le bandeau connecté Dreem ou le bracelet Bit. Personnellement, j’ai un peu de mal à dormir avec, mais j’ai des amis qui ne peuvent pas s’en passer, car il permet de se réveiller toujours en forme. En captant l’agitation qui accompagne le moment où le sommeil devient superficiel, il réveille au bon moment, pas en plein sommeil paradoxal. Du fait de sa capacité à recaler les voyageurs, je ne serais pas surpris de voir un jour une compagnie aérienne proposer ce type de solution à ses passagers de classe affaires.
A lire aussi dans ce dossier : Bien-être et prévention
Rencontre : Pierre Trudelle, chef de projet du référentiel sur les applis santé de la Haute autorité de santé




















