Effet JO : une rentrée chargée pour les événements d’entreprises

Des afterworks à la rentrée plutôt que des soirées d'été, des séminaires au grand vert loin de Paris : Kactus et Rejolt étudient l'effet JO sur les événements d'entreprises.
En raison de l'accueil des JO à Paris, les événements d'entreprises sont pour beaucoup repoussés à la rentrée selon Kactus et Rejolt.
En raison de l'accueil des JO à Paris, les événements d'entreprises sont pour beaucoup repoussés à la rentrée selon Kactus et Rejolt.

« On se voit à la rentrée » : c’est, en quelques mots, le mot d’ordre des entreprises à quelques jours de l’ouverture des JO de Paris 2024. La plateforme spécialisée dans la réservation d’événements Kactus et la place de marché Rejolt sont à ce titre bien placées pour observer les effets de bord sur les événements d’entreprises liés à l’accueil du plus grand événement planétaire en plein cœur de la capitale. Des conséquences qui se ressentent dès ce mois de juin alors que, selon Kactus, les traditionnelles soirées d’été d’avant les vacances sont en baisse de -12% entre juin 2023 et juin 2024.

Effet de balancier, ces rendez-vous conviviaux sont pour nombre d’entre eux repoussés à la rentrée, en septembre-octobre. Alors que bon nombre d’entreprises franciliennes verront leurs collaborateurs être en télétravail une partie de l’été, sans se voir pendant longtemps, les soirées de cohésion façon afterwork sont en augmentation de + 33% en septembre 2024 vs 2023 selon Kactus.

Ce même phénomène de report se ressent naturellement sur les séminaires, en baisse de -17% ce mois de juin par rapport à l’an dernier, notamment en raison de la hausse des prix attendue dans l’hôtellerie. Un report largement anticipé par les entreprises qui ont préparé leurs séminaires de rentrée bien en amont, en avril/mai, et non pas le mois précédent l’événement comme habituellement. Le dernier trimestre est ainsi très couru pour leurs séminaires avec une hausse de +26% par rapport à 2023. Dès la fin du mois de mai, Mickael Hadjadj, fondateur de Rejolt, constatait « d’ores et déjà une forte demande de mi septembre à octobre« , invitant les entreprises à « ne pas trop tarder pour pouvoir choisir les hébergements et les animations qui leur conviennent au cours de l’automne prochain, qui s’annonce très chargé ».

Autre constat commun de l’effet JO, la tendance des entreprises à s’expatrier hors de l’Ile-de-France, même après l’événement. Ainsi, selon les chiffres de Kactus, la part d’événements professionnels réservés sur la période septembre/octobre 2024 est en baisse de -37,5% en région parisienne vs 2023, au profit notamment des régions Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle-Aquitaine et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le tout en lien avec l’attractivité sans cesse renouvelée des séminaires au grand vert. « On note une forte augmentation de demandes de lieux dans la nature, à taille humaine, note Mickaël Hadjadj. Cette tendance existait depuis la crise sanitaire, mais elle se renforce encore cette année et permet à des lieux plus excentrés de se faire connaître de la clientèle d’affaires« .

Pour autant, si elles font tout pour s’extraire des désagréments attendus dans la capitale au cœur de l’été, les entreprises inscrivent leurs événements dans ce moment fort de l’année, Kactus leur proposant des activités de team building tels des JO d’entreprise, du biathlon ou des olympiades collaboratives. « Une activité qui figure dans le top 10 des activités de team building les plus réservées« , note la plateforme spécialisée dans la réservation. Quant à celles qui restent à Paris, Rejolt a constaté un intérêt marqué pour les visites de lieux emblématiques des Jeux Olympiques, l’Adidas Arena par exemple récemment ouverte dans le XVIIIe arrondissement et qui peut accueillir des événements corporate. Pour Mickaël Hadjadj. « cette année atypique permettra sans doute à des acteurs plus nombreux et plus divers d’accéder à cette clientèle d’affaires, et s’avérera en ce sens bénéfique pour tout le secteur« .