
Drone ou taxi-volant, véhicule électrique à décollage et atterrissage verticaux, les termes ne manquent pas pour décrire le eVTOL, le transport urbain du futur. Ce nouveau mode de mobilité urbaine doit, dans la prochaine décennie, révolutionner les déplacements courts dans des métropoles souvent saturées. Les entreprises américaines, européennes mais aussi chinoises sont sur les rangs.
La Chine semble cependant prendre de vitesse le reste du monde. Une étude de China Merchants Securities établit que la Chine produit actuellement 50% de l’ensemble des modèles eVTOL dans le monde. Loin derrière, on trouve les États-Unis (18 %) et l’Allemagne (8 %). A l’intérieur de l’Europe, selon un rapport de TechSoResearch, les principaux pays producteurs d’eVTOL sont l’Allemagne (18%), la France (14%), l’Espagne (12%) et l’Italie (10%).
Selon le Nikkei Asia Review, des sociétés chinoises comme XPeng ou EHang vont commencer à commercialiser des voitures volantes cette année. Elles veulent ainsi tirer avantage de la suprématie technologique qu’a la Chine dans la production de voitures et batteries électriques. Et conquérir ainsi le reste de la planète.
Mi-voiture, mi-avion
XPeng AeroHT a l’ambition de produire un véhicule hybride. Son projet de eVTOL non seulement volera mais pourra aussi être utilisé au sol. Le futur véhicule posséderait un module volant détachable. La CAAC, l’autorité chinoise de l’aviation civile, a commencé les démarches de certification de ce véhicule, étape obligatoire à sa commercialisation publique.
XPeng est d’ailleurs sûr de son fait: l’entreprise a annoncé accepter des pré-commandes dès octobre prochain sur le marché chinois. Un lancement de la production en série devrait intervenir en 2025. Le prix du eVTOL tournerait autour des 140 000 dollars. Mais l’entreprise pense que la production à grande échelle devrait à terme diviser le prix par 4 ou 5.
La société EHang a, de son côté, obtenu la certification de son modèle EH216-S en octobre dernier. Ce dernier offrira des trajets d’une autonomie de 25 minutes. En mars, EHang a reçu l’autorisation de produire son appareil en série. A suivi au 1er avril le lancement de sa commercialisation officielle. Le ticket d’entrée est cher: 410 000 dollars…
L’ambitieuse entreprise chinoise travaille à un autre eVTOL. Il intégrerait une hélice de vol pliable et stockée sur le dessus du véhicule, lorsqu’il serait affecté à des déplacements routiers. Un prototype conceptuel a été présenté en janvier dernier à Las Vegas.
Définir les règles d’utilisation
On attend maintenant sur le marché eVTOL le géant Guangzhou Automobile Group. Ce dernier travaille sur un véhicule mi-voiture, mi-taxi volant, où la partie avion se séparerait du châssis du véhicule. Des essais sont prévus en 2025.
L’ère du taxi volant se rapproche donc de plus en plus. Reste maintenant à définir les règles d’utilisation, les lieux d’exploitation. Et surtout, former des conducteurs à la conduite de ces appareils. Ce qui devrait encore prendre quelques années. Pour quelque temps encore, les cieux des grandes métropoles resteront relativement épargnés par les traversées de ces futuristes véhicules volants.





















