Hyatt : un portefeuille de marques repensé pour accompagner sa croissance

Hyatt a réorganisé son portefeuille de marques, accompagnant sa croissance sur les segments lifestyle et all inclusive tout en soutenant le développement de ses marques historiques.
The Standard Brussels, un des hôtels attendus cette année par le nouveau pôle Lifestyle de Hyatt.
The Standard Brussels, un des hôtels attendus cette année par le nouveau pôle Lifestyle de Hyatt.

C’était en germe depuis l’acquisition de Standard International et de ses marques lifestyle The Standard et Bunkhouse Hotels : le groupe Hyatt a revu son architecture de marques autour de cinq portefeuilles distincts et redéfinis. Une évolution qui succède aux précédentes « collections » Timeless, Boundless, Independent, Inclusive, organisant des transferts entre les anciens et nouveaux pôles. Ainsi Alila, auparavant dans la collection Boundless, rejoint Park Hyatt au sein du portefeuille Luxe, tout comme l’Unbound Collection, qui faisait partie précédemment des enseignes de l’Independent Collection. Tout comme JdV by Hyatt qui rejoint, de son côté, la nouvelle division Lifestyle.

Destinée, selon Mark Hoplamazian, PDG de Hyatt, « à créer de la valeur à long terme pour les propriétaires et à stimuler la performance de nos hôtels en offrant des expériences distinctives aux voyageurs« , cette nouvelle organisation fait ressortir les grands chevaux de bataille du groupe à l’heure actuelle, les segments lifestyle et all inclusive. Succédant à l’acquisition en 2021 d’un des poids lourds des resorts « tout compris », l’Apple Leisure Group, Hyatt a poursuivi son offensive avec la constitution en fin d’année d’une joint venture 50/50 avec le Grupo Piñero pour l’intégration à son offre des resorts Bahia Principe, portant à 11 le nombre de marques de son pôle all inclusive.

Plus proche des attentes des voyageurs d’affaires, ce réalignement stratégique regroupe aussi et surtout cette offre lifestyle que le groupe américain s’est constitué à coup d’acquisitions, celle de Two Roads Hospitality en 2018 et de ses enseignes JdV et Thompson et plus récemment de Standard International, mais aussi celle rachetée à son partenaire allemand Lindner, Me&All Hotels. S’ajoutant à Andaz, lancée en interne au courant de la dernière décennie, l’offre lifestyle de Hyatt a ainsi connu cette année de plus de 20 % une croissance du nombre d’hôtels ouverts en glissement annuel et de 50% si on y ajoute les projets en cours.

Dans ce cadre, de nouveaux développements sont attendus en 2025 avec les inaugurations d’établissements JdV au cœur de Toronto, l’hôtel TOOR, et d’Anchorage, le Wildbirch, mais aussi le dévoilement d’hôtels Andaz à Miami Beach et Lisbonne, ou encore celui d’un grand hôtel d’affaires à Bruxelles, The Standard Brussels. Annoncée pour mai prochain, cette ouverture s’inscrit dans la réhabilitation des deux tours du World Trade Center, réunies en une seule pour accueillir des bureaux, des espaces de coworking et des appartements de standing, mais aussi un hôtel de 180 chambres et 20 hébergements long séjour, le tout surmonté par un bar-restaurant en rooftop.

Quant au pôle luxe de Hyatt, il s’est déjà enrichi avec l’ouverture récente du boutique hôtel Fairmount à San Antonio, au Texas, en attendant au deuxième semestre un autre membre de l’Unbound Collection à New York, le Seville Nomad. Toujours cette année, la marque Park Hyatt fera son retour en Afrique du Sud à Johannesbourg, dans le cadre de la reprise et de la transformation du luxueux boutique hôtel Winston sous la conduite du le célèbre studio de design Yabu Pushelberg. Mais, surtout, 2025 verra le retour aux affaires du Park Hyatt Tokyo, « lost in renovation » depuis plusieurs mois, et qui présentera au troisième trimestre des chambres rafraîchies et de nouveaux concepts de bars et restaurants pour célébrer son 30e anniversaire.

Pour autant, alors que le groupe Hyatt annonce un nombre record de nouvelles chambres à venir – 138 000 au total -, son expansion repose aussi sur ses marques historiques, rassemblées sous le pôle Classique. Sa marque Hyatt Regency vient notamment d’être lancée au Kenya avec le Hyatt Regency Nairobi Westlands, offrant 219 clés, entre chambres, suites et appartements et plus de 2 000 m² dédiés aux conférences et aux grands banquets avec 10 espaces de réunion et l’une des plus grandes ballrooms d’Afrique de l’Est. En attendant d’autres hôtels d’affaires avec, au premier trimestre, le seul hôtel situé dans l’enceinte de l’aéroport de Bangkok Suvarnabhumi, qui offrira 610 chambres, huit restaurants et un vaste espace de réunion, puis en deuxième partie d’année ses grands débuts à New York avec le Hyatt Regency Times Square, comptant 795 chambres.

Autre créneau porteur pour accompagner sa dynamique de croissance, Hyatt peut aussi compter sur son portefeuille de marques Essentials, à la fois contemporaines et plus abordables avec comme fer de lance sa nouvelle marque milieu de gamme et long séjour Hyatt Studios, dont le premier hôtel ouvrira dans les prochaines semaines aux Etats-Unis et et qui dispose de plus de 50 contrats signés outre Atlantique. Le groupe s’appuie aussi sur la récente relance de la marque Caption by Hyatt, qui s’installera dans le courant de l’année à l’extrémité sud du quartier des affaires de Sydney, pour ses débuts en Australie, tandis que l’enseigne Hyatt Place atterrira l’an prochain à l’aéroport JFK de New York.