Le covid-19 bouleverse la connectivité aérienne des villes

Selon IATA, la crise du Covid a profondément bouleversé la connectivité aérienne des villes. Les hubs de Londres, New York, Hong Kong mais aussi Bangkok et Séoul sont les grands perdants de ce tumulte aérien. 

Shanghai est la ville la mieux connectée au monde par l'avion depuis l'épidémie de covid (photo: LC)

IATA vient de révéler dans une étude que le Covid a profondément bouleversé la connectivité aérienne des grandes métropoles dans le monde. Le nombre de connections de ville à ville a décliné de plus de 19 300 à moins de 6 800 connections en avril 2020.

La pandémie s’est traduite par une montée en puissance de hubs plutôt domestiques au détriment de grands hubs internationaux.

Il n’est donc pas surprenant que la Chine domine désormais le palmarès des villes les mieux connectées de la planète. Le strict contrôle de la pandémie de Covid s’est traduit en effet par une reprise importante du trafic aérien domestique dans le pays.

Shanghai, qui était la seconde ville la plus connectée au monde après Londres en septembre 2019, est passée en tête. Elle est d’ailleurs suivie par Pékin, Guangzhou (Canton) et Chengdu. On trouve aussi en sixième position de ce classement la ville de Shenzhen.

Seule ville européenne du classement, Londres est passé de la première à la huitième place. En Amérique du Nord, IATA constate la progression importante de Chicago, ville désormais la plus connectée des Etats-Unis.

Là encore, le positionnement central de la métropole et son formidable réseau de connections domestiques expliquent cette ascension, au détriment de Los Angeles. Sont entrés également pour la première fois dans ce classement Dallas et Atlanta.

En revanche, ont disparu de ce palmarès Tokyo, Bangkok, Hong Kong ou encore Séoul. De fait, Bangkok, Hong Kong et Séoul sont très dépendantes de leurs relations avec les marchés internationaux. Hong Kong est même la plus exposée avec un trafic aérien exclusivement international.

L’Europe en berne 

En Europe, la connectivité des villes a baissé de plus de 90%. Si le nombre de connections excédait 9 000 liaisons point-à-point, ce chiffre était tombé à 2 100 en avril dernier. Il tourne aujourd’hui autour de 3 500 connections.

Le nombre de connections en France reste actuellement de 75% à 80% inférieur à ce qu’il était en 2019. En avril, l’Hexagone avait même touché un fond. Le nombre de liaisons point-à-point ne représentait alors plus que 5% du chiffre d’avril 2019.

IATA se montre cependant prudemment optimiste pour 2021. L’arrivée de vaccins pourrait légèrement accélérer la reprise du trafic en 2021. L’association estime que la vaccination devrait se traduire par un rebond de la demande au second semestre 2021. Avec la possibilité pour les compagnies aériennes de dégager un léger bénéfice au quatrième trimestre 2021.