
Que représente cette inauguration d’un espace Welkin & Meraki à la Défense le 1er novembre ?
Alain Brossé – Nous sommes très fiers de nous installer dans ce bâtiment à la Défense, avec une localisation parfaite, sur le parvis. La tour Trinity est un bâtiment magnifique, avec des terrasses à chaque étage. Cela fait la différence pour le bien-être au travail. Nous allons y occuper 3420 m², et nous gérons le 25e étage qui est dédié aux services. ll y a deux espaces de fitness, des salles de réunions, un auditorium de 160 personnes, une terrasse avec vue sur Paris…
La conception de ce nouveau site a-t-elle évolué avec la crise ?
Alain Brossé – N...
Que représente cette inauguration d’un espace Welkin & Meraki à la Défense le 1er novembre ?
Alain Brossé – Nous sommes très fiers de nous installer dans ce bâtiment à la Défense, avec une localisation parfaite, sur le parvis. La tour Trinity est un bâtiment magnifique, avec des terrasses à chaque étage. Cela fait la différence pour le bien-être au travail. Nous allons y occuper 3420 m², et nous gérons le 25e étage qui est dédié aux services. ll y a deux espaces de fitness, des salles de réunions, un auditorium de 160 personnes, une terrasse avec vue sur Paris…
La conception de ce nouveau site a-t-elle évolué avec la crise ?
Alain Brossé – Nous avons travaillé à améliorer le produit pendant la crise, les salles de réunions sont encore plus réussies, plus accueillantes que ce qui était prévu initialement. Et nous avons développé une offre hybride pour répondre à une forte demande chez nos clients internationaux avec l’essor du télétravail et la problématique des coûts liés aux espaces de travail. Notre offre leur permet par exemple, dans le cas d’une équipe de 50 personnes, de prendre un bureau plus réduit pour réunir 25 personnes dans les bureaux, et de fournir des badges aux 25 autres pour 100 euros par personne, qui pourront aussi accéder aux locaux ponctuellement en cas de besoin.
La Défense incarne une centralisation du travail, qui a pu être remise en cause pendant la crise avec le télétravail. N’avez-vous pas hésité à opter pour une implantation géographique décentralisée ?
Alain Brossé – Bien sûr, il y a en permanence des évolutions en permanence auxquelles il faut s’adapter. Mais je ne pense pas que cela va affecter les ratios de surfaces de bureaux utilisées à Paris. Ce qui va changer, c’est la flexibilité. Et nous sommes là pour répondre à ce besoin.
deux nouveaux site à Neuilly et à proximité de l’Opéra de Paris entre mars et mai 2022
Après avoir mis sur pause vos projets pendant des mois, doit-on s’attendre à des inaugurations en série au cours des prochaines semaines ?
Alain Brossé – Nous allons ouvrir deux nouveaux site à Neuilly et à proximité de l’Opéra de Paris entre mars et mai 2022. Mais cela ne signifie pas que des dizaines de sites Welkin and Meraki vont fleurir à travers le monde au cours des prochains mois ! Nous sommes très conscients des emplacements qui concentrent la demande pour notre produit, et nous sommes un acteur favorisant une croissance contrôlée et profitable. C’est aussi ce qui nous a aidé pendant la crise : entre mars et fin septembre, le marché a chuté de 43%. Chez Welkin et Meraki, nous avons connu une croissance de 22% en termes d’occupation, de de 32% en revenus. Cela prouve que nous sommes situés dans des lieux où la demande est au rendez-vous, et que notre positionnement est le bon.
Prévoyez-vous des ouvertures à l’international ?
Alain Brossé – Nous allons inaugurer une adresse Welkin and Meraki à Londres en tout début d’année prochaine, et à Francfort à l’été 2022.
Vos ambitions extra-européennes n’ont-elles donc pas survécu à la crise ?
Alain Brossé – Le Covid nous a « remis les pieds sur terre » par rapport à la croissance internationale que l’on pouvait envisager aux Etats-Unis ou en Asie. Nous allons d’abord accroitre notre base en Europe, surtout à Paris que l’on adore, mais aussi à Londres, Francfort, Milan, Madrid, Genève ou Dublin, avant de regarder vers des marchés plus lointains. Mais nous avons des demandes concernant les États-Unis ou l’Asie.
Où en est la reprise chez Welkin and Meraki ?
Alain Brossé – Aujourd’hui, au niveau du groupe, le taux d’occupation dépasse les 70%, et la croissance atteint 2 à 3% par mois. Les taux de remplissage ne connaissent pas la croissance d’avant la crise, mais on s’en approche. On sent que le marché est redynamisé depuis septembre, on voit la demande augmenter. On le sent en France, mais aussi en Belgique, aux Pays-Bas ou en Angleterre.
L’offre sur le secteur du coworking est de plus dense : comment se différencier ?
Alain Brossé – La marque Welkin et Meraki est reconnue à l’international comme un opérateur premium. Premium ne signifiant pas luxe : nous sommes orientés vers une clientèle corporate de multinationales. Nos sites se distinguent notamment par un contrôle d’accès spécifique, basé sur un système équivalent à celui utilisé par l’OTAN. Nos standards sont donc très exigeants, car de grandes sociétés internationales, de grandes banques, des institutions gouvernementales ont besoin que l’on réponde à certaines exigences en matière de sécurité, de redondance, de confidentialité. Notre contrôle d’accès est certifié PKI (Public Key Infrastructure), avec un réseau s’appuyant sur deux points d’entrée, pour une redondance totale. Les bureaux offrent également le plus haut niveau de standard acoustique : les patrons de Google et d’Apple peuvent tenir leurs réunions dans deux bureaux voisins sans entendre le moindre son du concurrent. Pour nos clients, c’est un pré-requis, et cela nous distingue nettement sur le marché. Nous avons aussi accordé une attention particulière à la lumière, pour un confort optimal. Nous disposons également d’un service catering, en collaboration avec un chef étoilé, qui met en avant une gastronomie saine, bio. Nos standards peuvent sembler excessifs, mais ils ont fait leurs preuves dans nos différentes infrastructures.
il est assez difficile d’identifier les arbres dans la forêt du coworking
L’appellation « coworking recouvre des réalités très variées : pourrait-on imaginer une classification équivalente à celle de l’hôtellerie, pour rendre l’offre plus lisible ?
Alain Brossé – Effectivement : il est assez difficile d’identifier les arbres dans la forêt du coworking, et d’ailleurs je ne suis pas convaincu par cette appellation. Pour moi, la vraie dénomination de notre activité devrait être celle des bureaux flexibles. Le coworking correspond plutôt à des start-up, des sociétés de petites tailles qui viennent de se lancer. Je dis cela avec beaucoup de respect bien sûr, mais ces clients ont d’autres besoins, notamment avec davantage de flexibilité que les entreprises que nous accueillons, avec des contrats très courts, un design aux couleurs plus vives, des événements pour réunir cette communauté. Notre positionnement est différent : nous sommes peut-être un peu plus « ennuyeux », mais nous sommes véritablement axés sur le travail, en permettant à nos clients de faire au mieux leur métier, en étant parfaitement concentrés. Après une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur, dans mon esprit, le coworking correspond à la catégorie trois étoiles. Nous ne voulons pas inaugurer les plus beaux espaces, mais les plus adaptés aux besoins de nos clients. Effectivement, à l’avenir, il faudrait réfléchir à une charte de qualité pour orienter les clients, comme dans l’hôtellerie, en fonction des services disponibles. Il n’y a pas en France d’association des centres d’affaires, alors que cela existe en Belgique ou en Allemagne. Cela permettrait de définir ces différents standards.




















