
Ce n’est sans doute pas l’arrivée des premiers TGV de Trenitalia à la gare Saint-Charles, à partir du 15 juin, qui peut expliquer la vague d’ouvertures d’hôtel que connaît Marseille aujourd’hui. Plutôt l’attractivité d’une grande métropole qui ne cesse d’avancer ses pions sur la carte touristique. A la fin mai, la Villa M s’était installée en place et place d’un ancien Golden Tulip donnant sur l’hippodrome et le parc Borély, offrant à la ville un nouvel hôtel haut de gamme axé sur le bien-être et la santé, mais aussi les rencontres professionnelles avec un centre de conférences de 1000 m².
Trois nouveaux hôtels sont maintenant attendus cet été. Le premier d’entre eux ouvrira ses portes le 10 juillet et donne le ton du dynamisme de la destination avec une adresse joyeuse et contemporaine, le RockyPop Marseille. Né à la montagne, à Chamonix et Flaine, avant de descendre en ville à Grenoble, ce concept hybride, mêlant chambres, appartements et lieux de vie animés, met le cap sur la Méditerranée.
Situé dans le quartier de Castellane, au cœur du VIe arrondissement et à quelques pas du marché du Prado, le RockyPop Marseille organise son programme des festivités autour d’un grand bar avec jeux d’arcade et babyfoot. Il ajoute à cela une terrasse avec pergola et un rooftop, un restaurant déclinant trois ambiances avec un corner brasserie, une table italienne et une autre, la Méditerranée, aux prétentions plus gastronomiques. Et, pour des soirées conviviales, deux salles de karaoké.
L’ensemble fait de cet hôtel de 96 clés, entre chambres et appartements de 2 à 4 personnes et penthouse de 9 personnes, un lieu adapté aux familles et tribus d’amis, mais aussi aux voyageurs et groupes d’affaires. Tout en promettant des moments de détente partagé, le RockyPop Marseille dispose à la fois d’espaces de coworking pour les voyageurs solos et, pour les séminaires, d’une grande salle de 90 m², divisible en deux, et d’une salle de sous-commission plus intime, de 24 m².
Casser les codes de l’hôtellerie traditionnelle : un groupe marseillais le fait aussi à sa manière. Non pas en appliquant les canons du lifestyle comme Rocky Pop, mais en jouant sur un concept hybride entre coliving, Airbnb et hôtellerie avec sa marque Juste. Amorcée en 2023 avec l’ouverture de la Maison Juste, l’histoire se poursuivra à une date on ne peut plus « marseillaise », le 14 juillet, avec le dévoilement d’un deuxième établissement. Baptisé le Grand Juste parce qu’il offre plus de chambres allant de 2 à 4 personnes – 50 contre 18 pour le précédent -, mais aussi parce qu’il pousse plus loin les curseurs du concept initial.
Comme à la Maison Juste, les voyageurs partageront des espaces communs XXL avec salon, bibliothèque et jardin aménagé. Ils profiteront également d’un petit-déjeuner fait maison le matin et de café gratuit tout au long de la journée. Comme à la Maison Juste également, la dématérialisation du check in est totale avec des clés de chambre uniquement envoyées sur le smartphone du voyageur. Mais, si le « maître de maison » n’était présent que de 10 à 18 h dans le premier établissement, une équipe est présente 24/7 au Grand Juste. Autre nouveauté, des « coins smart » ont été installés à chaque étage, avec kitchenettes et fournitures en libre accès pour les séjours de plus longue durée. En outre, l’hôtel dispose d’une bagagerie digitalisée – payante – et d’une salle de bain accessible même après le check-out pour les voyageurs repartant en fin de journée.
Situé dans le quartier de Notre-Dame-du-Mont, le Grand Juste est le fruit de la métamorphose d’un ancien couvent du XIXe siècle, avant de devenir un EHPAD dans les années 1980. Transformé, décoré de façon contemporaine, reconnu par le label Clef Verte, le Grand Juste se prête autant aux déplacements loisirs qu’aux voyages d’affaires. Notamment pour des équipes d’une même entreprise, puisque certaines chambres sont communicantes et se mutualisent pour créer une vraie suite privative jusqu’à six personnes. En parallèle, l’hôtel dispose de deux salles de réunion de 10 et 20 personnes et, s’il n’y pas de restaurant dans l’établissement, d’une salle à manger adossée à une cuisine professionnelle, où préparer des repas d’équipe ou faire venir un chef extérieur. A noter que le concept Juste devrait être dupliqué dans d’autres villes françaises, Bordeaux, Nantes et Lille étant annoncées à l’horizon 2027-2028.
De son côté, le groupe Ginto, présent à Bordeaux, Paris et Biarritz et bientôt à Nice, va lui aussi s’implanter cet été dans la cité phocéenne, au milieu du mois d’août. Cette ouverture est le fruit de la transformation d’un hôtel existant, l’Hôtel Maison Saint-Louis dans le quartier de Noailles, tout près du Vieux-Port et de la Canebière. Repensé par l’architecte d’intérieur Dorothée Delaye, le bâtiment dont l’histoire remonte à 1884 s’est donné un esprit contemporain, tout en affirmant ses racines provençales, pour devenir l’hôtel Amista. Suivant le modèle d’une hôtellerie accessible jouant sur les codes du luxe et du lifestyle, ce pied-à-terre intimiste offre 24 chambres et suites et dispose aussi d’un bar-restaurant, le Louison, proposant une carte courte inspirée par les grands classiques internationaux revisités à la sauce méditerranéenne.
Marseille n’en a pas fini avec les ouvertures, puisqu’en fin d’année ou début 2026, un hôtel de la marque lifestyle Ruby, récemment reprise par le groupe IHG, ouvrira ses portes sur le boulevard des Dames, à proximité du quartier d’affaires Euroméditerranée et de La Joliette. Convertissant un ancien immeuble de bureaux, l’hôtel offrira 237 chambres, un bar animé et un espace de coworking, le tout étant surmonté d’un toit-terrasse de 300 m² avec vue sur la mer et la Bonne Mère.




















