
Le Golfe n’est pas avare de projets aéroportuaires spectaculaires. Le prochain grand chantier en cours d’achèvement est celui du Terminal Midfield à Abu Dhabi. L’aéroport de l’émirat accueille à l’heure actuelle quelque 25 millions de passagers par an. Mais, pour faire face à l’accroissement rapide de son trafic ces dernières années, conséquence de la montée en puissance d’Etihad, l’aéroport a dû ajouter des structures temporaires qui, certes, permettent d’absorber le flot de passagers, mais qui n’offrent pas un confort digne de la capitale des Émirats arabes unis. L’an prochain sera donc mis en service le Terminal Midfield, une méga-structure qui permettra d’accueillir plus de 30 millions de passagers, ce qui portera la capacité totale de la plate-forme à 45 millions de passagers par an. Le projet est architecturalement pharaonique. Tout comme son coût d’ailleurs, estimé à plus de trois milliards de dollars. Sous le toit ondulant de l’aérogare, quatre jetées aux allures de vagues accueilleront 65 avions au contact tandis que le cœur du terminal pourrait contenir 21 terrains de football ! Ce gigantisme ne se fera pas au détriment de l’efficacité, les passagers ayant la garantie d’effectuer un transfert en 45 minutes.
Doha Hamad International Airport : toujours plus de technologie

L’aéroport du Qatar teste depuis quelques mois une série de solutions technologiques qui vont offrir aux passagers plus d’indépendance dans leurs déplacements au sein de l’aérogare, depuis l’enregistrement jusqu’à à la montée dans l’avion. Des kiosques self-service pour le check-in et la dépose automatique de bagages sont en cours de déploiement, laissant aux voyageurs plus d’autonomie. En outre, ces kiosques permettront de s’acquitter de suppléments bagages, de se surclasser ou d’obtenir un accès à un salon. La technologie devrait considérablement réduire les temps d’attente aux postes d’immigration comme à l’embarquement. Ainsi, le contrôle automatique des passeports va être élargi à un plus grand nombre de nationalités. En parallèle, des tests sont effectués pour un embarquement automatique vers l’avion.
Première

Dubaï a lancé fin juin une taxe aéroportuaire. C’est la première du genre dans un Etat du Golfe. Fixée à 35 dirhams (9,50 US$), elle est acquittée par tous les passagers, y compris ceux en transfert. Elle permet de financer l’expansion de l’aéroport, alors que les ressources pétrolières et gazières de l’émirat sont en diminution.
Bas coûts

La compagnie low cost FlyDubai va s’installer fin 2017 à l’aéroport Dubai Al Makhtoum, la seconde plate-forme de l’émirat située près du World Trade Centre. Actuellement établie au terminal 2 de Dubai International, le transporteur propose des vols vers 90 destinations, aussi bien au Moyen-Orient et en Asie qu’en Russie et en Europe de l’Est.

















