Politique voyages, sécurité : les entreprises françaises peuvent mieux faire

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La politique voyages n'est pas encore systématique dans les entreprises françaises

Alors que l’actualité des derniers mois a remis sur le devant de la scène le dossier « sécurité », force est de constater que les entreprises françaises disposent encore d’une belle marge de progression dans ce domaine. La troisième étude Business Travel & Technology, publiée le 20 septembre par Egencia, confirme le retard du marché français, à la fois en termes de rationalisation des déplacements professionnels, et plus particulièrement en matière de duty of care. Selon l’agence de voyages d’affaires, seule une légère majorité des sondés (53%) indique que leur entreprise a mis en place une politique voyages. Une démarche qui ne garantit pas pour autant la prise en compte de mesures visant explicitement la problématique sécuritaire. En effet, dans 56% des cas seulement, la politique voyages en question intègre des consignes et des règles concernant la sécurité des voyageurs.

Pourtant, le fameux « sentiment d’insécurité » commence à faire son chemin au sein de la communauté du business travel. Un voyageur sur deux – 48% pour être précis – se sent moins en sécurité aujourd’hui pendant ses déplacements professionnels. « Nous traversons une période où la préoccupation concernant la sécurité est très présente et justifiée », confirme Jérôme Fouque, vice-président directeur général d’Egencia France. « Les voyageurs d’affaires sont ultra informés de la moindre crise qui se produit. Il est donc naturel qu’ils soient sensibles aux dispositifs de sécurité mis en place par leur entreprise lorsqu’ils sont en déplacement professionnel », ajoute-t-il.

les entreprises françaises ont des efforts à faire

Pour autant, l’entreprise n’est pas seule responsable du « flou artistique » qui entoure encore trop souvent l’organisation d’un voyage d’affaires. A en croire cette étude Egencia, les voyageurs ont tendance à sortir des clous en réservant eux-mêmes leurs billets ou leur hôtel, en dehors des canaux de réservation préconisés par l’entreprise. 76% des professionnels interrogés en France seraient dans ce cas de figure problématique. « 55% déclarent même réserver leurs hôtels préférés et 44% leurs vols sur leur compagnie aérienne préférée, qu’elle fasse partie, ou non, de la politique voyage de l’entreprise » souligne le communiqué publié mardi, qui prévient : « Si les réservations ne sont pas faites via les outils ou agents du TMC mandatés par la société, il pourrait être plus difficile de les localiser et de les contacter ». Et le rapport Egencia de souligner que : « sur les 12 pays étudiés, les entreprises françaises ont des efforts à faire en matière de communication afin d’inciter leurs employés à respecter les consignes lors de la réservation de leurs voyages« .