
Comment le marché de la croisière évolue-t-il ?
Cédric Rivoire-Perrochat – L’image de la croisière a énormément changé ces dernières années. C’est un secteur en pleine croissance. En 2014, les compagnies membres de CLIA devraient accueillir 21,7 millions de passagers dans le monde. Entre 2014 et 2015, elles mettront à flot 24 nouveaux bateaux, soit une capacité supplémentaire de 37 546 passagers : paquebots titanesques, voiliers de luxe, bateaux privatisables et VIP, navires d’expédition…
L’offre est-elle adaptée aux événements d’entreprise ?
C. R-P – Bien sûr ! Les bateaux sont généralement privatisables et personnalisables, partiellement ou en totalité.
Ils ont une équipe spécialisée dans l’accueil des groupes, voire dans le tourisme d’affaires. Parallèlement, les mini croisières se généralisent : après Costa, c’est au tour de Croisières de France de proposer des circuits de trois ou quatre nuits. Les excursions sont généralement repensées pour être plus longues, plus riches, thématisées et encadrées par des intervenants. Les grandes compagnies proposent à bord des équipements de haute technologie permettant à un client d’organiser tous types de réunion : séminaires, conférences, congrès, lancement de produits… L’offre s’élargit, aussi bien au niveau des bateaux que des thématiques : cargos mixtes, bateaux d’expédition polaire, voiliers haut de gamme, catamarans de luxe, excursions insolites.
L’engouement est-il identique pour les compagnies fluviales ?
C. R-P – Elles suivent la vague. Les capacités augmentent tout en restant moins importantes que celles du maritime, car elles sont assujetties à des contraintes de navigation. Les compagnies rénovent leur flotte et lancent de nouveaux bateaux. Pour exemple, CroisiEurope, le plus grand armateur européen, annonce la construction de deux navires et l’achat d’une embarcation sur le Mékong !
Dossier - Croisières : l'appel du large
Croisières : l’appel du large
- Rencontre avec Cédric Rivoire-Perrochat, directeur général France de CLIA




















