Rencontre : Hans Meyer, cofondateur de la marque Zoku

Hans Meyer

Quelle est la meilleure façon de définir le concept Zoku ?

Hans Meyer – Ce que nous avons créé avec Marc Jongerius marque pour moi la fin de la chambre telle que nous la connaissons. Avant, un client n’osait pas inviter quelqu’un dans sa chambre, ne voulait pas montrer son lit défait. Là, le lit étant caché dans une mezzanine, le voyageur dispose d’un large espace avec une table autour de laquelle réunir des collaborateurs autour d’un cappuccino le matin, puis inviter des amis à dîner le soir. Lors des premiers tests auprès de nos clients, tous nous ont dit “cela ne ressemble pas à une chambre d’hôtel, mais à une petite maison”. C’est ça, le concept de Zoku, un hébergement à mi-chemin entre un appartement et un bureau, le tout agrémenté d’une localisation centrale. Car Zoku a également pour ambition d’être un lieu de vie au plan local, ce qui est important pour les résidents. Si vous êtes en déplacement pour un ou deux jours, vous n’avez pas besoin de parler à d’autres personnes. En revanche, si vous êtes éloignés de votre famille pour plusieurs semaines, le contact vous manque.

Le concept de Zoku est à mi-chemin entre un appartement et un bureau

Y a-t-il des correspondances entre Zoku et Citizen M, la marque hôtelière que vous avez également lancée ?

H. M. – Les deux ont une même philosophie axée autour du design. Cependant, à la différence des Citizen M qui regorgent de gadgets high-tech, Zoku est entièrement dédié aux voyageurs d’affaires en mission. Aussi, nous nous sommes concentrés à leur offrir l’essentiel, à savoir un réseau WiFi de très haute qualité, des solutions comme la possibilité d’imprimer à distance. À l’origine, nous nous sommes rendu compte que, si de nouveaux concepts hôteliers fleurissaient, il n’y avait rien d’innovant sur le segment long-séjour, alors qu’en parallèle le marché pour ce type d’hébergement ne cessait de croître. Il y avait donc un créneau intéressant à prendre.

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