SAX Paris : une adresse luxe et lifestyle face à la tour Eiffel

Le groupe Hilton fait ses débuts dans l'hôtellerie de luxe parisienne avec le SAX Paris, une nouvelle adresse de prestige sur la rive gauche agrémentée d'un rooftop unique, face à la tour Eiffel.
Propriété de la Compagnie de Phalsbourg, le SAX Paris s'invite dans les murs d'un ancien central téléphonique du début du XXe siècle.
Propriété de la Compagnie de Phalsbourg, le SAX Paris s'invite dans les murs d'un ancien central téléphonique du début du XXe siècle.

Un souffle de lifestyle dans ce VIIe arrondissement si chic et si sage : l’hôtel SAX Paris marie l’élégance feutrée qui sied à son quartier avec les éléments distinctifs de l’hôtellerie contemporaine, entre lieu événementiel disruptif et rooftop avec vue unique sur le tout Paris, face à la tour Eiffel. Propriété de la Compagnie de Phalsbourg, concepteur du projet, ce nouvel établissement marque l’entrée du groupe Hilton dans l’hôtellerie de luxe parisienne. En parallèle, ce sont aussi les premiers pas en Europe de sa marque LXR Hotels & Resorts, pendant lifestyle de Waldorf et Conrad.

Reprenant le fil de l’histoire d’un bâtiment remontant aux premiers temps du téléphone – l’ancien central Ségur, construit en 1900 -, l’hôtel s’étend le long de l’avenue de Saxe derrière sa façade néo-gothique en pierre de taille et briques rouges, décorées de références officielles, ici le monogramme « RF » de la République Française, là des symboles du suffrage universel. Oubliées les « demoiselles » qui s’affairaient à connecter entre eux les premiers abonnés : le SAX Paris est bien dans son temps, celui du smartphone et du digital.

Dès après l’entrée, sur la gauche, la Galerie donne le ton. Un espace tout en longueur, habillé de 200 miroirs et d’une collection de lustres Baccarat, trempé de lumière rouge électrique, où se projettent sur le mur du fond des œuvres d’art digital. Conçu par le studio de création de Karine Journo, l’épouse du fondateur de la Compagnie de Phalsbourg, la Galerie peut accueillir une quarantaine de personnes, que ce soit pour prendre un verre ou boire un café en journée, un cocktail ou des tapas le soir venu. « C’est également un lieu que l’on peut privatiser, pour un cocktail, un dîner privé, un événement fashion ou professionnel », explique Guillaume Bourniquel, directeur général de l’hôtel.

Pour autant, même si le SAX Paris dispose d’une salle de réunion de 40 m² en sous-sol, l’hôtel ne cible pas les groupes affaires en premier lieu. La clientèle loisirs plus certainement, portée par les plus de 200 millions de membres du programme de fidélité de Hilton, mais aussi les voyageurs d’affaires de passage, un bon nombre de ses chambres ayant un bureau trônant en bonne place derrière la tête de lit. Proche de l’UNESCO et de nombreuses ambassades, bientôt du nouveau siège de McKinsey sur le boulevard des Invalides au mois de juin, l’hôtel ajoute une adresse de prestige sur la rive gauche de la Seine où l’hôtellerie cinq étoiles est peu représentée, hormis le JK Place ou le Lutetia, qui vient d’enter dans le giron de Mandarin Oriental.

Du business au grand chic

À l’origine, l’hôtel devait d’ailleurs prendre une tournure plus business, étant pour ouvrir sous la marque Hilton, avec Philippe Starck à l’œuvre côté design. « Le projet n’a cessé de grandir en qualité. On pouvait faire encore plus de choses, de façon plus belle et plus poussée, pour arriver à ce produit qui mérite pleinement d’être positionné en cinq étoiles « plus, plus », sans aller jusqu’au palace« , explique Guillaume Bourniquel qui ne cache pas que quelques inspirations « starckiennes » se sont glissées dans le décor final.

Passé par le Peninsula, le directeur de l’hôtel vante la qualité de ses chambres dont certaines ne dépareraient pas dans l’inventaire d’un palace, « de par les finitions, les matériaux utilisés« . Mais pour un prix évidemment moins élevé. Stores vénitiens jouant sur l’ombre et la lumière pour un côté cocon, miroir chromé, cuir blanc ou caramel, grand miroir intégrant la télévision connectée : le luxe est là, renforcé par des salles de bain tapissées de marbre white panda, aux veinages noir et blanc.

Donnant sur le jardin ou l’avenue de Saxe et la place de Breteuil, les 118 chambres et suites sont réparties en une dizaine de catégories allant de la chambre supérieure de 25 m² jusqu’aux trois suites majeures, le Studio (60m²), la Winter Garden Suite (45m²) et la Signature Suite, de 80 à 150m² selon qu’elle soit connectée ou non aux deux chambres voisines.

Tout Paris à perte de vue

Ce confort est complété par les espaces de détente proposés, le Fitness & Spa SAX Le Club réservé aux clients et à ses membres et, dans la cour-jardin, un bassin de nage chauffé à 29°c et un jacuzzi relaxant. Une cour où les résidents comme les habitants du quartier pourront profiter aux beaux jours de la carte proposée à la brasserie chic de l’hôtel, entre classiques de la cuisine française et grands standards comme le club sandwich.

Mais l’attraction de l’hôtel, son point focal, est ailleurs, sur son rooftop, présenté comme un des plus beaux de Paris. Non sans raison, de par sa vue dégagée sur tous les monuments de la capitale et la tour Eiffel pour voisine comme par sa superficie, de 350 m². Un lieu d’exception que seuls pourront apprécier les clients du restaurant Kinugawa Rive Gauche. Ce nom reconnu de la cuisine japonaise, comptant des adresses à Paris, mais aussi à Courchevel et Courchevel l’hiver, à Ramatuelle l’été ou encore à Dubaï, au sein du Jumeirah Marsa Al Arab récemment ouvert, opère en effet ce restaurant sur deux étages, en intérieur au 7e et en rooftop au 8e, offrant un total de 180 places en salle et 200 en terrasse. Une place de choix pour inviter les voyageurs de passage comme la clientèle parisienne à venir déguster un taruto au saumon et truffe blanche ou un tartare de thon au caviar face à la Dame de fer. Et, au loin, le quartier d’affaires de La Défense.

Vue du rooftop du SAX Paris (c) Romuald Nicolas
Vue du rooftop du SAX Paris (c) Romuald Nicolas