
« Nous y sommes ! » Par un tweet, Emmanuel Macron a donné le coup d’envoi de la deuxième étape du déconfinement symbolisée par la réouverture des terrasses, le Président de la République se mettant en scène attablé à une table de café pour matérialiser ce moment. Le réseau social fourmille d’exemples de personnalités qui, malgré le temps maussade à Paris, se sont attablées le 19 mai au matin pour déguster leur premier expresso en terrasse à l’image du ministre du tourisme Jean-Baptise Lemoyne ou de Roland Heguy, président de l’UMIH (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie), qui souhaite une « bonne réouverture à tous ! C’est la...
« Nous y sommes ! » Par un tweet, Emmanuel Macron a donné le coup d’envoi de la deuxième étape du déconfinement symbolisée par la réouverture des terrasses, le Président de la République se mettant en scène attablé à une table de café pour matérialiser ce moment. Le réseau social fourmille d’exemples de personnalités qui, malgré le temps maussade à Paris, se sont attablées le 19 mai au matin pour déguster leur premier expresso en terrasse à l’image du ministre du tourisme Jean-Baptise Lemoyne ou de Roland Heguy, président de l’UMIH (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie), qui souhaite une « bonne réouverture à tous ! C’est la première étape. Les professionnels et les Français retrouvent le sourire. »
Après sept mois de fermeture des terrasses de restaurant, mais aussi des musées, des cinémas et des théâtres, cette bouffée d’air revêt en premier lieu une dimension conviviale et culturelle. Mais, pour les voyageurs d’affaires, cette nouvelle étape ouvre aussi de plus larges possibilités pour se restaurer lors de leurs déplacements, que ce soit pour des déjeuners d’affaires et des dîners à l’hôtel, ceux-ci étant autorisés à accueillir dans leur restaurant les clients hébergés.
Dans ce cadre, le groupe Louvre Hotels a rouvert les 300 restaurants et terrasses de ses hôtels Campanile après près d’une année de fermeture et de vente à emporter, avec pour l’occasion une nouvelle carte pour la saison printemps-été comprenant des tartes fines aux légumes grillés ou brochettes de poulets marinés.
Propriétaire des hôtels haut de gamme l’Hermitage Gantois et le Couvent des Minimes à Lille, de l’Hôtel de Bourgtheroulde à Rouen ou de l’Holiday Inn du Touqet, le groupe hôtelier SLIH s’est aussi fait « le plaisir d »annoncer la réouverture de notre restauration pour nos clients hébergés. » Profitant de cette nouvelle possibilité d’attirer des voyageurs, mais aussi des clients locaux désirant profiter à plein de leur soirée, le groupe Evok propose des forfaits nuit + petit-déjeuner accompagné d’un crédit de 100 euros au restaurant avec, en plus, DJ en soirée du jeudi au samedi.
Le couvre-feu ayant été repoussé à 21h, l’hôtel The Peninsula Paris a rouvert La Terrasse Kléber de 12h jusqu’à 21h pour les déjeuners, afterworks et dîners, tandis que son Rooftop accueille les clients sur réservation au déjeuner et propose à partir de 15h et 21h, une carte de petits plats salés et sucrés, agrémentés de cocktails avec ou sans alcool. De la même manière, l’Hôtel Barrière Le Fouquet’s Paris accueille de nouveau les clients sur les terrasses de sa célèbre brasserie, dont la carte est signée par Pierre Gagnaire, et du restaurant de l’hôtel Le Joy. Quant à son rooftop le Marta, il rouvrira ses portes dès le 1er juin prochain avec un tout nouveau décor et une jolie sélection de cocktails
Profitant de cette amorce de reprise, l’Hôtel Hermitage Monte-Carlo l’a salué par l’ouverture d’un nouveau restaurant supervisé par le chef multi-étoilé Yannick Alléno et installé sur la terrasse du palace monégasque. Une terrasse qui accueillait auparavant le restaurant Vistamar et qui a fait peau neuve pour accueillir cette nouvelle table décontractée, pour « une cuisine ‘sans cravate’ » qui « se veut simple« .
Mais les hôteliers-restaurateurs ne sont pas les seuls à se réjouir de la réouverture des terrasses et de cette date du 19 mai. Car elle marque aussi la possibilité d’organiser congrès, foires et salons. GL Events a par exemple confirmé la tenue de plusieurs salons en juin, le CFIA à Rennes, le Sepem à Colmar, l’Urbest à Metz, le Preventica à Lyon ou encore le Fashion Rendez-vous Première Vision à Paris. En parallèle, se tiendront le congrès de la Fédération française du bâtiment à Lyon, les 10 et 11 juin, ou les Congrès Preuves & Pratiques, qui se iront à Beaune le 12 juin, à Reims et Besançon le 19 juin et à Caen et Brest le 26 juin, avant Paris le 3 juillet.
L’association LEVENEMENT a salué cette date : « Aujourd’hui marque le 1er pas vers les jours heureux et la reprise des événements présentiels ! » « Ca sent bon la reprise !!! » : l’Unimev (Union Française des Métiers de l’Événement) a également tweeté sa satisfaction et présenté le protocole officiel du gouvernement encadrant cette réouverture graduée. Dans une première phase, jusqu’au 8 juin, les lieux dédiés aux rencontres professionnelles peuvent de nouveau accueillir congrès et séminaires d’entreprises, mais en configuration assise uniquement et avec une jauge de 35% pour un maximum de 800 visiteurs accueillis simultanément. Un calcul qui ne prend en compte que les visiteurs et exclut les salariés, prestataires, organisateurs et autres intervenants.
Conformément à ce qui avait été annoncé, à partir du 9 juin et avant un retour à la normale le 30 juin, cette jauge sera poussée à 65 % pour les congrès et séminaires, et cela toujours en configuration assise et avec un maximum de 5 000 personnes. Quant aux foires et salons, ils pourront reprendre à leur tour avec une jauge fixée à 50 % de l’effectif ERP normalement accueilli et un maximum de 5 000 visiteurs simultanément par hall d’exposition.
Pour tous les événements dépassant 1 000 visiteurs par hall d’exposition ou espace de congrès, le recours au pass sanitaire sera obligatoire. Dans ce cadre, le Sénat a adopté dans la nuit du 18 au 19 mai le projet de loi de sortie progressive de l’état d’urgence qui définit notamment la portée de ce pass sanitaire. Selon France Info, « les sénateurs ont précisé qu’il ne pourrait être mis en œuvre que dans les lieux qui ne permettent pas d’assurer le respect des gestes barrières. Il pourrait être présenté sous forme papier ou numérique et les informations médicales auxquelles auraient accès les personnes autorisées à le contrôler seraient restreintes. » En outre, « le Sénat s’est opposé à l’inscription dans la loi d’une jauge minimale pour exiger un pass sanitaire, réclamée à gauche. » Le gouvernement s’est d’ailleurs engagé à ce que cette solution ne vise que des événements au-dessus de 1 000 personnes.



















