Londres : la baisse de la livre stimule tourisme et voyages d’affaires

La dévaluation de près de 11% de la livre sterling par rapport à l’Euro (et de près de 15% par rapport au dollar) rend Londres toujours plus attractive pour les visiteurs. Comme le prouvent les chiffres du premier trimestre 2017.

CrownePlaza-Londres-Kensington
Hôtel Crowne Plaza Kensington, à Londres.

Selon les statistiques nationales du Royaume-Uni, le pays a accueilli l’an passé 37,61 millions de visiteurs avec au moins une nuitée, soit une hausse de 4,13% par rapport à l’année précédente. La seule ville de Londres a représenté 50,7% de part de marché, confirmant sa position de leader en Europe avec 19,06 millions de touristes (+2,6%). Les Etats-Unis, la France et l’Allemagne sont les trois plus gros marchés émetteurs vers Londres avec respectivement 2,32 millions d’arrivées (+8,3%), 1,99 million (-3,8%) et 1,47 million (+5,1%).

Seules trois autres villes du Royaume-Uni enregistrent plus d’un million de touristes par an : en 2016, Édimbourg a attiré 1,69 million de touristes, suivie par Manchester avec 1,19 million et Birmingham avec 1,12 million.

25% des voyageurs viennent en Grande-Bretagne pour affaires

Les voyageurs pour motif d’affaires au Royaume-Uni ont représenté un quart de toutes les arrivées étrangères. L’an passé, ces voyageurs ont généré un record de 9,187 millions d’arrivées, battant le record historique de 9,02 millions de voyages d’affaires enregistré en 2006. Parmi les pays générant le plus d’arrivées pour motif d’affaires, trois pays sont au coude à coude : la Pologne, l’Allemagne et la France, dont le nombre total fluctue pour chacun de ces pays autour de 850 000 arrivées par an.

Londres reste la première destination affaires avec 3,62 millions d’arrivées, suivie par Birmingham avec 594,000 arrivées internationales, Manchester avec 389,000 arrivées et Liverpool avec 193,000 visiteurs d’affaires.

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Si l’on analyse le moyen d’accès des hommes d’affaires de l’Union Européenne au Royaume-Uni, l’avion reste toujours le moyen de transport le plus utilisé, représentant 54% de toutes les arrivées, suivi par le bateau à 26% et le Tunnel sous la Manche avec une part de marché de 20%.

La baisse de la livre s’est surtout répercutée en 2016 sur le nombre de nuitées. Elles ont progressé l’an dernier de 5,1% pour atteindre 111,058 millions contre 108,321 millions l’année précédente. Même tiercé gagnant pour les nuitées. Les Etats-Unis ont généré à eux-seuls 12,435 millions de nuitées, la France 8,371 millions et l’Allemagne, 6,333 millions.

Pas d’effet négatif des actes de terrorisme

Mais l’effet dévaluation de la livre est en train de s’amplifier. Selon les statistiques communiquées par London & Partners pour le premier trimestre de cette année, la capitale britannique a vu ses arrivées de touristes bondir de 15,6%, soit 4,48 millions de visiteurs comparés à 3,87 millions pour la même période de 2016. Les arrivées de visiteurs de l’Union Européenne sont en hausse de 8,6% à 2,8 millions. Les dépenses, en stagnation l’an dernier, sont en hausse de 17,6% à 2,7 milliards de £ comparées à 2,3 milliards un an plus tôt.

La popularité de Londres a été récemment confirmée l’analyse de ForwardKeys, un cabinet de consultants qui analyse les évolutions des réservations aériennes et anticipe par ce biais les mouvements de voyageurs. Les attaques terroristes à Londres en juin n’ont jusqu’à présent eu qu’un impact très limité sur la demande. Alors que les réservations étaient en hausse de 16% pour juillet et août avant le 3 juin par rapport à la même période de 2016, cette hausse est redescendue à 12% après l’attaque sur le London Bridge. Après une chute des réservations dans les deux semaines qui ont suivi les événements de Londres et Manchester, la demande a repris sur le même rythme que précédemment.

Selon Olivier Jager, PDG de ForwardKeys, la pression  à la baisse sur la livre à certainement contribué à atténuer l’impact des actes de terrorisme, Londres restant l’une des destinations les plus attractives d’Europe.