Les voyageurs impatients de voler à nouveau selon IATA

IATA publie un sondage encourageant quant au niveau de confiance des voyageurs, lesquels plébiscitent un meilleur équilibre entre sécurité sanitaire et mobilité internationale.
IATA
D’après les chiffres publiés par IATA, 88% des voyageurs jugent qu'il faut trouver un juste équilibre entre gestion du risque sanitaire et relance de l'économie avec la réouverture des frontières

Les voyageurs d’affaires et loisirs n’attendent qu’une chose : embarquer à nouveau à bord d’un avion, et les gouvernements doivent rapidement prendre les mesures nécessaires pour le leur permettre. Voilà le message envoyé par IATA à travers la publication d’un sondage réalisé à la mi-février auprès de 4700 voyageurs, dans 11 pays dont la France.

D’après les chiffres publiés par l’Association internationale du transport aérien, la majorité des sondés (57%) prévoient de voyager dans les deux mois qui suivront le « confinement du COVID-19 ». Un chiffre en nette progression par rapport au précédent sondage réalisé au mois de septembre (49%). Pour IATA, il s’agit désormais de revoir les restrictions mises en place au cours des derniers mois pour trouver un équilibre viable entre gestion sanitaire et besoin de mobilité. Un voyageur sur deux (49%) estime en effet que les restrictions sur les voyages en avion sont allées trop loin. Et 68% des sondés déplorent l’impact des restrictions de voyage sur leur qualité de vie. A ce titre, plus d’un tiers des personnes interrogées (36%) pointent l’impossibilité de faire des affaires normalement faute de mobilité aérienne. Ce frein au voyage d’affaires devrait d’ailleurs perdurer, puisque 62% des sondés prévoient de moins voyager pour affaires après la crise. Le chiffre atteignait 72% au mois de septembre.

Il devient évident que nous devrons apprendre à vivre et à voyager dans un monde où le COVID-19 est présent

Fort de ces résultats, le PDG de IATA en appelle à un plan de reprise qui puisse concilier dès que possible mobilité aérienne et sécurité sanitaire : « La priorité absolue de chacun à l’heure actuelle est de rester en sécurité dans le contexte de la crise du COVID-19. Mais il est important que nous trouvions un moyen de rouvrir les frontières, de gérer les risques et de permettre à tout le monde de reprendre le cours de leur vie. Cela inclut la liberté de voyager. Il devient évident que nous devrons apprendre à vivre et à voyager dans un monde où le COVID-19 est présent », estime Alexandre de Juniac.

Un constat largement partagé par les voyageurs à en croire les chiffres publiés par IATA : 84% des personnes interrogées jugent que « le COVID-19 ne disparaîtra pas et que nous devons gérer ses risques tout en vivant et en voyageant normalement ». Pour beaucoup, le vaccin sera la solution. Ainsi, 81% des voyageurs seront plus enclins à voyager une fois vaccinés.

Pour beaucoup, la levée – ou au moins l’assouplissement – des restrictions sur la mobilité internationale devient impérative d’un point de vue économique. D’après les chiffres de IATA, 88% des sondés estiment qu’il faut trouver un juste équilibre entre la gestion du risque sanitaire et la relance de l’économie avec l’ouverture des frontières. Un point également mis en exergue par Alexandre de Juniac. Pour le patron de IATA, le temps presse et tous les acteurs du dossier doivent déjà être dans les starting-blocks pour repartir de l’avant dès que possible : « Compte tenu des coûts sanitaires, sociaux et économiques des restrictions de voyage, les compagnies aériennes devraient être prêtes à reconnecter le monde dès que les gouvernements seront en mesure de rouvrir les frontières. C’est pourquoi un plan comportant des étapes mesurables est si important. Sans un tel plan, comment pouvons-nous être prêts à redémarrer sans retard inutile ? », interpelle Alexandre de Juniac.