
En mars dernier, Enterprise a sondé un millier de professionnels français conduisant pour des raisons professionnelles. Ces derniers sont prêts à reprendre la route, après de longs mois de paralysie. Leur volume de déplacements est ainsi passé de cinq à deux par mois pendant la pandémie. Et quatre voyageurs d’affaires sur dix envisagent maintenant de faire un déplacement professionnel dans les 6 prochains mois. Celui-ci se consacrera probablement à la visite de clients, premier motif de déplacement d’après l’étude Enterprise, qui évoque une distance moyenne de 370 kilomètres. « Le virus a modifié les besoins de mobilité, qui ne se sont pas...
En mars dernier, Enterprise a sondé un millier de professionnels français conduisant pour des raisons professionnelles. Ces derniers sont prêts à reprendre la route, après de longs mois de paralysie. Leur volume de déplacements est ainsi passé de cinq à deux par mois pendant la pandémie. Et quatre voyageurs d’affaires sur dix envisagent maintenant de faire un déplacement professionnel dans les 6 prochains mois. Celui-ci se consacrera probablement à la visite de clients, premier motif de déplacement d’après l’étude Enterprise, qui évoque une distance moyenne de 370 kilomètres. « Le virus a modifié les besoins de mobilité, qui ne se sont pas complètement arrêtés avec la pandémie mais se sont concentrés sur les déplacements indispensables », rappelle au passage Guirec Grand Clément, directeur des opérations d’Enterprise France.
Prêts à reprendre la route donc, mais dans quelles conditions ? A en croire les données récoltées par Enterprise, les « road warriors » n’ont pas toujours les bons réflexes, notamment en ce qui concerne l’entretien du véhicule. Premier constat : la majorité des voyageurs d’affaires français (54%) utilisent leur véhicule personnel pour leurs déplacements professionnels. A titre comparatif, le chiffre atteint 44% au Royaume-Uni, et 50% en Allemagne. Problème : l’entretien n’est pas toujours au rendez-vous, comme le souligne Guirec Grand Clément : « L’utilisation de la voiture personnelle pour les déplacements professionnels devient plus que jamais un défi pour les employeurs. Comme de plus en plus de personnes télétravaillent et que le marché des voitures d’occasion se porte plutôt bien, de nombreux employés envisagent désormais d’acheter une voiture d’occasion et de l’utiliser pour leurs déplacements professionnels. Malheureusement, il existe un réel manque de rigueur en matière d’entretien à long terme, ce qui n’est pas sans conséquence pour le conducteur et son employeur ».
Un entretien « incohérent »
L’étude menée par Enterprise confirme d’ailleurs ce constat. Et pointe notamment un entretien « incohérent ». Ainsi, les trois quarts des professionnels (75%) nettoient l’extérieur et l’intérieur de leur véhicule avant leurs déplacements professionnels. Mais 37 % n’ont pas vérifié leur niveau d’huile, 49 % n’ont pas vérifié les feux de freinage, et 36 % n’ont pas ouvert le capot moteur. En outre, la pression des pneus n’a pas été vérifiée par 31% des voyageurs, même chose pour les phares à 45%… Pire : les appels de phare de leur véhicule n’interpellent pas forcément leur conducteur. En effet, un tiers des sondés (33 %) déclarent « avoir actuellement un témoin lumineux sur leur tableau de bord et, parmi eux, 43 % ne prévoient pas de le faire vérifier avant d’effectuer leur prochain déplacement professionnel ».
ne pas effectuer les contrôles de sécurité de base sur ces véhicules peut signifier des réunions manquées
« Le fait de ne pas effectuer les contrôles de sécurité de base sur ces véhicules peut signifier des réunions manquées – ou cela peut conduire à un accident de la route où l’employeur peut être responsable », rappelle Guirec Grand-Clément, conforté par les chiffres de l’étude puisque 28% des conducteurs français avouent avoir déjà été en retard à un rendez-vous d’affaires à cause d’un problème avec leur véhicule. « C’est pourquoi davantage de sociétés devraient envisager de proposer des options de transport alternatives – telles que la location et car club, afin de proposer des véhicules toujours correctement entretenus – et ainsi mieux gérer à réduire leurs coûts » poursuit Guirec Grand-Clément.
Domination du diesel, l’électrique à la traine
Enfin, on notera que la route est encore longue dans le domaine environnemental. En effet, l’étude Enterprise estime que les véhicules diesel dominent les déplacements professionnels à hauteur de 47%, contre 41% pour les voitures à essence, 7% pour l’hybride et seulement 5% de véhicules électriques. « Malgré les différentes politiques visant à réduire l’utilisation du diesel, celui-ci a encore de nombreux adeptes », notent les auteurs de l’étude. « La raison est certainement l’équilibre entre le coût et la distance, qui sont les facteurs les plus importants dans le choix du moyen de transport, le diesel étant privilégié par les conducteurs à la recherche d’un véhicule économe en carburant. Si le diesel est un choix logique pour certains, il est clair que les mesures mises en place en faveur des énergies propres remettent en cause son avenir et posent la question des solutions alternatives », ajoutent-ils.




















