Depuis le 10 janvier, les passagers achetant un billet sur Air France-KLM se voit facturer ce que la compagnie appelle une « contribution ‘Carburant Aviation Durable’, outre l’actuelle éco-taxe. Cette contribution obligatoire se traduit par un surcoût variant de 1 à 4 euros en classe économique et de 1,50 à 12 euros en cabine affaires selon la distance. La nouvelle taxe est également intégrée sur les autres marques du groupe. En l’occurrence KLM ou encore Transavia.
Cette contribution s’impose alors que la France a instauré au 1er janvier une obligation...
Depuis le 10 janvier, les passagers achetant un billet sur Air France-KLM se voit facturer ce que la compagnie appelle une « contribution ‘Carburant Aviation Durable’, outre l’actuelle éco-taxe. Cette contribution obligatoire se traduit par un surcoût variant de 1 à 4 euros en classe économique et de 1,50 à 12 euros en cabine affaires selon la distance. La nouvelle taxe est également intégrée sur les autres marques du groupe. En l’occurrence KLM ou encore Transavia.
Cette contribution s’impose alors que la France a instauré au 1er janvier une obligation d’incorporation de 1% de carburant durable dans l’avitaillement des avions. Cette obligation, qui suit les objectifs de l’Union Européenne, va continuer de progresser au fil du temps. Les compagnies aériennes vont devoir utiliser 2% de biocarburant en 2025, puis 5% en 2030.
Entre contribution volontaire et obligatoire
La feuille de route du gouvernement français sur le déploiement de biocarburants dans le secteur aérien est très ambitieuse. Elle indique un « objectif de substitution de 50% du carburant conventionnel d’origine fossile par des biocarburants en 2050, cohérent avec l’atteinte de la neutralité carbone en France à cet horizon ».
Air France va encore plus loin dans cet objectif de neutralité carburant. Elle propose ainsi à ses passagers de contribuer volontairement à l’achat de carburant durable. A partir du 13 janvier, ces derniers pourront ainsi y aller de leur obole sur le site internet du transporteur. « Chaque euro de contribution volontaire sera investi dans l’achat de ces carburants », assure Air France.
Les prix très élevés de production expliquent la décision d’Air France. On estime que le biocarburant coûte en moyenne de quatre à huit fois plus cher qu’un carburant traditionnel. D’où sa très faible utilisation dans l’aérien. Et ce, malgré un bilan carbone moindre qui permet de réduire les émissions de CO2 jusqu’à 80% par rapport au kérosène.
Il est fort à parier que la décision d’Air France-KLM fera des émules…