Certains experts de l’aviation parlent de 8% en moyenne. D’autres évoquent 15%. Dans tous les cas, ils prédisent unanimement une hausse des tarifs des billets aériens. Soit par une hausse classique des prix (un mouvement largement amorcé depuis janvier), soit par l’ajout d’une surcharge fuel. Par exemple, la compagnie low-cost AirAsia, très hostile à une surtaxe fuel – elle l’avait totalement supprimée en 2015 – vient de la réintroduire.
Elle n’est pas la seule. En Asie, les compagnies du Japon et de Taïwan, mais aussi Thai Airways International ou Malaysia Airlines ont réactivé ou vont réactiver cette taxe. Emirates impose également depuis...
Certains experts de l’aviation parlent de 8% en moyenne. D’autres évoquent 15%. Dans tous les cas, ils prédisent unanimement une hausse des tarifs des billets aériens. Soit par une hausse classique des prix (un mouvement largement amorcé depuis janvier), soit par l’ajout d’une surcharge fuel. Par exemple, la compagnie low-cost AirAsia, très hostile à une surtaxe fuel – elle l’avait totalement supprimée en 2015 – vient de la réintroduire.
Elle n’est pas la seule. En Asie, les compagnies du Japon et de Taïwan, mais aussi Thai Airways International ou Malaysia Airlines ont réactivé ou vont réactiver cette taxe. Emirates impose également depuis peu une surcharge carburant.
Air France-KLM entre également dans la danse. Le groupe introduira le 25 mars une surcharge fuel, qui variera selon la destination. Elle devrait tourner autour de 40 euros par trajet en classe économique et 100 euros en classe affaires. Le binôme franco-néerlandais ne compte pas introduire pour le moment une surcharge sur les court et moyen-courriers.
D’autres compagnies en revanche indiquent ne pas vouloir suivre cette nouvelle voie. Probablement par crainte de tuer dans l’oeuf la reprise du transport aérien. Leur refus d’une surcharge fuel est également due à une bonne couverture d’achat de kérosène. C’est par exemple le cas de Ryanair qui a sécurisé ses achats à 65 dollars le baril pour cette année, mais aussi de Lufthansa.
Une augmentation des tarifs aériens – notamment sur le long-courrier – semble pour autant difficile à éviter. Outre la flambée des prix du pétrole, il faut aussi inclure pour les lignes vers l’Asie la fermeture de l’espace aérien russe aux compagnies aériennes des « pays hostiles » à la politique du Kremlin. Ce qui signifie un allongement des temps de vol entre une heure trente et plus de deux heures. Et donc une consommation de kérosène accrue sur chaque vol.
Cette évolution pourrait bien freiner la reprise tant attendue du transport aérien cette année. Un ralentissement probable plus qu’une hémorragie de passagers après deux ans de frustration due à la pandémie de Covid.