“Nous estimons que notre activité devrait de nouveau dégager un bénéfice de 2,5 milliards de dollars cette année ; après une perte de près de 10 miliards l’an dernier. Mais ce sera une croissance à deux vitesses. Si l’Asie-Pacifique, l’Amérique du Nord et l’Amérique latine devraient enregistrer des bénéfices, l’Europe reste plombée avec des pertes estimées à 2,8 milliards de dollars”, a expliqué Giovanni Bisignani,DG de IATA. Au banc des accusés de la mauvaise performance européenne : la faible croissance du continent, la crise des devises, les plans d’austérité et le nuage volcanique qui aura coûté plus d’un milliard d’euros à l’industrie européenne.
La demande mondiale devrait se traduire cependant par une hausse globale du trafic passagers de 7 % tandis que la recette moyenne/passager connaîtrait une augmentation de 4,5 %. Pour son directeur général, le congrès annuel de IATA a été aussi l’occasion de présenter sa vision à l’horizon 2050. À cette date, Giovanni Bisignani prévoit quelque 16 milliards de passagers (2,5 milliards aujourd’hui). Le transport aérien s’appuierait alors sur quatre piliers : une profitabilité plus grande avec une marge bénéficiaire de 10 % contre 0,5 % prévue en 2010. Giovanni Bisignani voit un transport aérien dominé par une douzaine de groupes globaux où cohabiteront également des transporteurs régionaux ou de niche. À cette date, les émissions en carbone du transport aérien devraient avoir baissé de 80 %, notamment grâce à la généralisation des biocarburants.
Giovanni Bisignani imagine la quasi-disparition des retards d’avions grâce à un contrôle aérien unifié autour d’une dizaine de centres et moins de congestion dans les aéroports, des nouvelles technologies permettant l’enregistrement à domicile ou une sécurité simplifiée et plus performante. Il s’agit d’une vision, mais elle est plus que souhaitée par presque tous les passagers.

















