
Si l’impact direct des bouleversements politiques qui ont gagné tout le monde arabe semble s’estomper – le trafic revient progressivement à la normale –, un effet secondaire, prévisible, se fait aujourd’hui ressentir : l’envol du prix du pétrole. Dans un entretien publié par l’agence Reuters, Giovanni Bisignani estime que “les tensions liées aux événements dans les pays arabes ont accru la facture globale des compagnies aériennes en carburant de 30 milliards de dollars”. Conséquence : des annonces en cascade de nouvelles surcharges carburant qui viennent de prendre effet. Alors que le prix du fuel a enregistré une croissance de 30 % depuis le début de l’année, Singapore Airlines applique ainsi une hausse de 4 à 32 dollars par secteur, selon la distance et la classe de voyages. Pour un vol entre Singapour et l’Europe, la surcharge carburant atteind 110 euros en classe économie et 130 euros en Première classe. Les compagnies américaines ont pour la plupart adopté la même stratégie. Et United Airlines – Continental a revu ses plans pour faire face à une facture carburant en hausse de 725 millions de dollars sur le premier trimestre (+34,5 %). Le groupe a annoncé une réduction des capacités de 1 point à partir de mai 2011 et de 4 points à partir de septembre prochain par rapport à ce qui était initialement prévu. Ainsi, sur l’ensemble de l’année 2011, les capacités du transporteur devraient rester stables par rapport à l’an dernier.

















