Londres Heathrow avait bouclé 2024 en dévoilant un plan de modernisation chiffré à 2,8 milliards d’euros. Celui-ci promettait bien d’accorder une place prépondérante à la décarbonation de l’aéroport, mais sans en décrire les implications concrètes. En ce début d’année, le hub londonien donne davantage de consistance à cette bonne résolution. La direction de l’aéroport a annoncé le 10 janvier qu’elle renforcait son volet carburants durables (SAF). Et ce par le biais de son programme d’incitation des compagnies aériennes sur la voie de la réduction de leurs émissions. Plus de 100 millions d’euros (86 millions de livres) seront ainsi mis à la...
Londres Heathrow avait bouclé 2024 en dévoilant un plan de modernisation chiffré à 2,8 milliards d’euros. Celui-ci promettait bien d’accorder une place prépondérante à la décarbonation de l’aéroport, mais sans en décrire les implications concrètes. En ce début d’année, le hub londonien donne davantage de consistance à cette bonne résolution. La direction de l’aéroport a annoncé le 10 janvier qu’elle renforcait son volet carburants durables (SAF). Et ce par le biais de son programme d’incitation des compagnies aériennes sur la voie de la réduction de leurs émissions. Plus de 100 millions d’euros (86 millions de livres) seront ainsi mis à la disposition des compagnies aériennes dans le cadre du programme d’incitation SAF de l’aéroport, et ce sur la seule année 2025. Objectif : atteindre les 3% d’utilisation de SAF, soit 187 000 tonnes.
Le carburant aviation durable n’est plus une promesse d’avenir, c’est une solution qui a fait ses preuves et qui alimente les vols du monde entier
Matt Gorman, directeur de la stratégie carbone de Londres Heathrow
Pour Matt Gorman, directeur de la stratégie carbone de Londres Heathrow, « Le carburant aviation durable n’est plus une promesse d’avenir, c’est une solution qui a fait ses preuves et qui alimente les vols du monde entier. Notre programme d’incitation SAF, qui fait partie de notre stratégie de durabilité Connecting People and Planet, a fait des progrès significatifs et nous explorons maintenant des options pour fixer un signal d’incitation à long terme jusqu’en 2030. Nous sommes ravis que le gouvernement ait agi si rapidement pour légiférer sur le mandat SAF. Nous devons maintenant accélérer la législation relative au mécanisme de certitude des revenus de la SAF afin de nous assurer que nous pouvons construire une industrie nationale qui contribuera à la décarbonisation et stimulera la croissance économique » poursuit Matt Gorman.
D’après les chiffres dévoilés le 10 janvier par la direction de l’aéroport, le programme doit permettre de réduire de plus de 500 000 tonnes les émissions de carbone produites par les vols tout au long de leur cycle de vie. Soit 800 000 passagers effectuant un aller-retour entre Heathrow et JFK en classe économique.