Une Nouvelle Ligne Paris-Normandie et une seconde gare à Rouen dans les cartons

La région Normandie milite pour une amélioration des dessertes vers Le Havre et Rouen, la capitale normande bénéficiant de l'édification de la gare de Rouen Saint-Sever sur la rive gauche de la Seine.
Rouen, au cœur de l'évolution des lignes entre Paris et la Normandie
Rouen, au cœur de l'évolution des lignes entre Paris et la Normandie

A l’étude depuis son annonce par Nicolas Sarkozy en 2009, le projet de Nouvelle Ligne Paris-Normandie (LNPN) avance à petite vitesse. Jugé prioritaire par la région Normandie, il vise à créer à la fin de la décennie 2030 une nouvelle desserte ferroviaire de la vallée de la Seine, entre Paris et Le Havre, afin de proposer à ce bassin de 30 millions d’habitants davantage de trains et surtout plus rapides, pouvant circuler jusqu’à 250 km/h. Un moyen aussi de faire sauter l’engorgement actuel entre la gare Saint-Lazare et celle de Mantes-la-Jolie. Deux nouveaux tronçons seraient ainsi réalisés, de Nanterre à Mantes-la-Jolie et de Rouen à Barentin.

L’enquête publique doit être lancée en 2026, mais ce dossier de LNPN doit tenir compte de l’opposition des maires de la vingtaine de communes des Yvelines qui seraient traversées par cette future desserte ferroviaire. Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France, a également clairement affiché son hostilité à la LNPN. A moins que les TER « Nomad » de la région Normandie ne continuent à desservir les gares du parcours situées en Ile-de-France, ce qui aurait pour conséquence de faibles gains des temps de parcours vers Rouen ou Le Havre.

Une nouvelle gare pour Rouen dans les cartons

Dans le cadre de la réalisation de LNPN, une nouvelle gare SNCF devrait être édifiée à Rouen, sur la rive gauche de la Seine. Baptisée Rouen Saint-Sever, cette gare prendra ses aises sur un terrain de 12 hectares qui abrita avant guerre une gare de marchandises, détruite lors des bombardements de la capitale normande. Rouen Saint-Sever devrait être au cœur d’un nouveau quartier mixte, entièrement reconfiguré, et qui associera logements, bureaux, commerces et équipements urbains.

La construction de la gare Rouen Saint-Sever est jugée nécessaire, l’actuelle gare de la rive droite ne pouvant absorber les augmentations de trafic prévues avec l’ouverture de la LNPN à la fin des années 2030. Le trafic s’élèverait en effet à 11 millions de voyageurs annuels, contre 7 millions aujourd’hui pour l’actuelle gare Rive Droite. Cette dernière serait toutefois conservée, malgré une forte baisse de son trafic chuter.

En attendant, cet édifice historique profitera d’un dernier retour en grâce avec la création dans les prochaines années d’un Système express régional métropolitain (Serm), sorte de RER métropolitain voulu et abondé financièrement par l’Etat dans les plus grandes villes hexagonales. Ce service basculerait ensuite sur la nouvelle gare, ce qui permettra d’en améliorer l’efficacité grâce à un véritable cadencement des trains.