Les freins aux déplacements identifiés par SAP Concur

SAP Concur a sondé les voyageurs d’affaires, les travel managers et les directions financières à travers le monde. Objectif : identifier les points de friction qui freinent la reprise du business travel.
SAP Concur a sondé 1600 voyageurs d'affaires, travel managers et autres responsables financiers
SAP Concur a sondé 1600 voyageurs d'affaires, travel managers et autres responsables financiers

D’après les résultats de l’étude dévoilée récemment par SAP Concur, cinq « points de tension » brideraient aujourd’hui les déplacements professionnels, en se basant sur les retours de 1600 acteurs du dossier. Et entre ces derniers, les auteurs du rapport pointent du doigt « des divergences profondes entre voyageurs, responsables des déplacements et directions financières ». SAP Concur pointe notamment un hiatus entre la perception des déplacements par les directions financières et les voyageurs eux-mêmes. Chez ces derniers, l’utilité des voyages fait quasiment consensus (82%). Et 70% des salariés nomades se disent prêts à voyager dans les douze prochains mois. Mais quatre directeurs financiers sur dix (43%) estiment que la visio-conférence pourrait se substituer à la moitié des déplacements. Voire plus… Pourtant, près d’un directeur financier sur deux craindrait que le refus de certains employés à se déplacer ne compromette la performance des équipes. Quant aux travel managers, un tiers des sondés (35%) envisagent la montée en puissance du virtuel comme une « menace directe » pour le business travel. « Dans un contexte où les entreprises cherchent à conjuguer performance économique, bien-être des collaborateurs et réduction de leur empreinte carbone, les déplacements professionnels suscitent toujours le débat » résument les auteurs du rapport. 

Les auteurs de l’étude SAP Concur pointent « un décalage révélateur d’un déficit de communication sur les priorités et les arbitrages en matière de mobilité »

« Pour la première fois, notre enquête met en lumière les désaccords persistants entre voyageurs, travel managers et directions financières » résume Romain Delcroix, à la tête de SAP Concur France. Et de préciser au passage, si besoin en était : « Si les déplacements doivent rester un levier de croissance et d’opportunités, il est indispensable d’aligner les priorités et les attentes de chacun ».

Sans surprise, le budget reste le nerf de la guerre. De ce point de vue, les salariés sont nombreux (76%) à craindre une baisse des moyens alloués aux déplacements professionnels, ou tout du moins une stagnation. D’ailleurs, 64 % d’entre eux ont vu des voyages importants écourtés pour des raisons de coûts. Etonnamment, les directeurs financiers (24 %) et les travel managers (22 %) sont assez rares à partager ce point de vue. Les auteurs de l’étude SAP Concur y voient là « un fossé entre perception et réalité », et « un décalage révélateur d’un déficit de communication sur les priorités et les arbitrages en matière de mobilité ». Ils précisent néanmoins que pour 69 % des travel managers les budgets ne sont pas à la hauteur des enjeux, et que 51 % des directeurs financiers reconnaissent que les restrictions budgétaires freinent les déplacements. Mais seules trois directions financières sur 10 (29 %) estiment que « ces contraintes nuisent réellement à la capacité des équipes à bien faire leur travail ».