Etihad abandonne l’idée de se poser en Algérie

Ce qui aurait dû être un nouvelle ligne, permettant à Alger d'être plus facilement accessible, ne se réalisera pas. Etihad a jeté l'éponge pour l'exploitation d'une ligne Alger-Abu Dhabi.
L'Airbus A321LR d'Etihad n'atterira pas à Alger (Photo: Luc Citrinot)

Il n’est décidément pas facile de prendre pied en Algérie, quelle que soit l’activité économique et la nationalité. C’est ce que doivent penser les dirigeants de la compagnie aérienne nationale des Emirats Arabes Unis, Etihad.

Dès novembre 2024, le transporteur d’Abu Dhabi avait annoncé démarrer quatre vols hebdomadaires vers la capitale algérienne. Le transporteur avait ainsi planifié de débuter ses vols le 7 novembre dernier. Soit moins d’une semaine après le lancement de ses vols vers Tunis. Tunis est effectif, Alger est resté en suspens.

La compagnie avait confirmé, à la mi-novembre, retarder jusqu’à début février le lancement de son vol. La direction parlait pudiquement de « raisons sur lesquelles elle n’avait pas de contrôle« . Dans les faits, on évoquait en coulisse les difficultés des autorités algériennes d’obtenir les droits de trafic. De fait, l’Algérie continue d’attribuer des droits de trafic sur une base stricte de droits partagés à 50/50 entre compagnies aériennes algériennes et étrangères. Or, sur l’axe Algérie-E.A.U., Emirates et Air Algérie opèrent chacune 7 vols par semaine. A priori, pas de place donc pour Etihad.

La décision est finalement tombée. Etihad n’ira pas en Algérie. La compagnie a discrètement retiré de son site de réservation son vol en Airbus A321LR. Privant ainsi l’Algérie de 640 sièges dans chaque direction. Et d’un accès aérien plus global.