
S’il est difficile de trouver un avantage dans l’actuelle guerre dans le Golfe Persique, la situation a néanmoins un atout conféré par les autorités de l’Emirat aux transporteurs locaux : celui de restreindre le nombre de vols des compagnies aériennes étrangères.
En effet, depuis la reprise progressive des vols sur les aéroports de la métropole, Dubaï impose une limite au nombre de fréquences des compagnies aériennes étrangères. Actuellement les transporteurs internationaux sont limités à une fréquence quotidienne aller-retour vers l’émirat. La Dubai Civil Aviation Authority explique cette décision par la situation sécuritaire des vols et le besoin de gérer au mieux les flux de trafic. Elle concerne les deux aéroports de l’Emirat : Dubai International Airport et Al Maktoum International Airport.
L’aviation civile vient d’ailleurs de prolonger cette limitation. Les compagnies étrangères resteront plafonnées à une unique rotation quotidienne jusqu’au 31 mai 2026, avec des capacités supplémentaires qui ne seront accordées que si les conditions opérationnelles s’améliorent. Cette limite d’un vol par jour resterait en vigueur « jusqu’à ce que la capacité permette davantage », ce qui n’annonce aucun retour rapide à la normale en regard de la situation toujours aussi tendue dans le Golfe.
Si les vols des compagnies européennes sont de fait peu concernées -la plupart des transporteurs du continent à l’instar d’Air France, British Airways ou Lufthansa ayant suspendu leurs vols, ce sont surtout les compagnies aériennes des autres Etats de la région ou en provenance d’Inde qui sont très fortement affectées. Certains transporteurs indiens mentionnent ainsi une réduction de 80%à 90% de leurs vols.
La colère monte chez certains transporteurs internationaux qui jugent devoir faire face à une concurrence déloyale des compagnies locales. De fait, ni Emirates, ni flyDubai ne sont concernées par les restrictions, créant de facto un quasi-monopole.
Quant aux voyageurs, ils sont pris en otage : moins d’options de vol signifient des prix plus élevés. Sans compter la possibilité du risque encouru de voler sur la compagnie n’offrant qu’un vol quotidien dans le cas de perturbation ou d’annulation… Une situation qui pourrait s’éterniser si les autorités de l’aviation civile décide de prolonger la mesure après le mois de mai.



















