
Le Japon frappe fort dans le secteur ferroviaire. Après son célèbre Shinkansen, le pays vient de donner son feu vert à la construction de la première ligne à sustentation magnétique entre Tokyo et Osaka distantes de quelque 500 km via notamment Nagano, Nagoya et Kyoto. Le dossier a connu une avancée importante ces derniers jours, la préfecture de Shizuoka qui s’opposait au projet pour des questions environnementales ayant finalement donné son accord.
Dans un premier temps, le Maglev, le train à sustentation magnétique de la compagnie JR Tokai, circulera à 500 km/h entre Tokyo et Nagoya, soit sur 370 km du parcours total. Mais le prolongement jusqu’à Osaka est d’ores et déjà planifié, ce qui permettra de réduire le temps de trajet avec la capitale japonaise à 1h environ, contre 2h30 actuellement en Shinkansen.
Le Japon restera ainsi la nation exploitant le train commercial le plus rapide du monde. Il l’est déjà pour les essais, une rame Maglev ayant été poussée à 603 km/h en avril 2015. Testée depuis des décennies au Japon, la technologie reposant sur l’utilisation d’aimants se veut révolutionnaire, les trains flottant littéralement au-dessus des voies, ce qui supprime les frottements lorsque le Maglev est lancé à pleine vitesse.
Une ligne Maglev quasi exclusivement en tunnel
Le coût du projet est toutefois colossal, estimé à 60 milliards d’euros car près de 90% de la ligne entre les deux mégalopoles sera enterrée. Les plus longs tunnels traversant des zones montagneuses pourront atteindre les 25 km. Ils offrent en outre certains avantages comme une protection aux intempéries et une meilleure résistance aux séismes, particulièrement nombreux dans l’archipel.
Ces tunnels permettront également de régler la question du bruit et de l’effet de souffle de trains circulant à une vitesse de 500 km/h. Les rames à sustentation magnétique devront d’ailleurs rouler en ligne droite en raison de cette vitesse élevée qui interdit toute courbe sur le parcours. Le projet de cette ligne, envisagée dès 2013, prévoyait une ouverture en 2027. Cette dernière est désormais attendue en 2045.




















