
Face à la saturation de son réseau ferroviaire mais aussi au réchauffement climatique et aux émissions carbone de l’aérien, l’Inde se convertit au train à grande vitesse pour relier ses mégalopoles dans un pays qui compte 1,45 milliard d’habitants. La première ligne à grande vitesse (LGV) est en cours de construction entre Mumbai, la capitale économique et financière située dans l’État du Maharashtra, et Ahmedabad, principale ville du Gujarat, Etat de l’Ouest de l’Inde. La ligne de 508 km permettra aux passagers de voyager entre ces deux villes en près de 2 h, contre 9h actuellement en train et 6h en voiture.
Le coût de sa réalisation est estimé à 17 milliards de dollars, financés à crédit à plus de 80% par des prêts japonais. En échange, c’est une technologie japonaise pour la signalisation et des trains Shinkansen qui ont été retenus pour cette nouvelle ligne. L’Inde sera ainsi le second pays après Taiwan à accueillir cette technologie ferroviaire nippone. Un premier tronçon d’une centaine de kilomètres devrait être inauguré en 2027 entre les villes de Surat et Vapi avant une ouverture complète de la LGV un an plus tard. Ambitieux, le projet a pris trois ans de retard, son lancement commercial initial ayant été programmé en 2024.
Une volonté de moderniser le réseau ferroviaire indien
Le gouvernement du Premier ministre Narendra Modi entend moderniser le réseau ferroviaire indien avec la volonté de construire quelque 4 000 km de voies à grande vitesse pour 7 lignes devant relier plusieurs grandes villes du pays. En effet, si l’Inde possède un réseau ferroviaire particulièrement dense avec 132 000 km de voies ferrées et environ 8 000 gares, celui-ci est à bout de souffle avec des lignes datant de l’époque britannique et des trains bondés circulant à petite vitesse.

Depuis 2019, l’Inde a franchi une première étape avec la mise en service du Vande Bharat Express, des trains 100% indiens qui peuvent circuler entre 160 et 180 km/h. Plus de 70 villes sont déjà desservies dont New Delhi, Mumbai, Chennai, Bangalore, Trivandrum, Pune, Brahmapur, Bangalore… Alors qu’une seconde génération plus moderne de trains Bharat Express a été lancée à partir de 2024 – avec climatisation, wifi, offre de restauration -, l’Inde entend exporter une version adaptée de ces trains chez ses voisins comme le Népal et le Bangladesh, mais aussi en Afrique et Amérique latine.






















