
C’était un engagement d’Éric Ciotti lors de sa campagne pour conquérir la maire de Nice : Océanice doit disparaître du quai du Vieux Port. Lors d’une récente intervention destinée à faire le bilan de ses 100 premiers jours à la tête de la ville, l’édile a annoncé le démontage début 2027 du centre de congrès qui a été construit à l’occasion du Sommet des Océans organisé par l’ONU en juin 2025. Éric Ciotti, qui qualifiait l’édifice de « hangar Amazon », souhaite toutefois la construction à la place d’une « Salle des Etoiles niçoise », inspirée de celle toute proche de Monaco. Cette salle de gala haut de gamme serait dédiée aux grands évènements niçois et au tourisme d’affaires.
Pour rappel, Océanice, géré par l’Office du tourisme et des congrès de Nice, se présente comme un vaste hall de de 3 500 m², divisible en trois et d’une capacité de 3 000 personnes en cocktail ou 2 000 en configuration théâtre. Lympia, l’espace congrès et séminaires adjacent, de 1 200 m² sur deux niveaux, devait, lui, faire prochainement l’objet de travaux afin de créer de nouvelles salles de sous-commission. En effet, la question est aussi de savoir si ce second bâtiment sera sauvé sachant qu’il abrite le terminal croisières du Vieux Port de Nice ?
Océanice devait tenir jusqu’aux JO
Structure démontable édifiée par GL Events, Océanice devait initialement être conservée afin de faire la jonction entre la destruction d’Acropolis en 2024 et l’ouverture du Parc des exposition-Palais des congrès, attendu en 2030-2031 près de l’aéroport sur l’ancien MIN (Marché d’intérêt national). Surtout, Océanice devait être réquisitionné comme centre des médias à l’occasion des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver prévus en 2030 dans les Alpes. Mais Eric Ciotti s’est brouillé avec le comité d’organisation des JO (Cojop) autour de la localisation des épreuves de glace à l’Allianz Riviera, préférant au final ne plus accueillir l’évènement sportif mondial, ce qui ferait économiser 140 M€ à la collectivité.
Dès lors, l’avenir d’Océanice était devenu des plus incertains. Outre la laideur à ses yeux du bâtiment, le maire critiquait aussi son coût de construction (23 M€) et mettait en avant son permis de construire temporaire et sa hauteur non conforme aux règles d’urbanisme locales. L’Unesco avait d’ailleurs adressé un courrier à la ville afin de disposer du calendrier de démontage, assurant que l’édifice nuisait à l’inscription de Nice au Patrimoine mondial. Sa disparition pourrait donc être chose faite dans quelques mois. Nice va alors se retrouver une nouvelle fois sans centre de congrès.
Du côté de l’office du tourisme et des congrès, on joue la prudence face aux annonces du maire, d’autres évoquant une fermeture de Nicea plutôt fin 2027. Si les engagements seront honorés jusqu’au démontage, les évènements signés au-delà devront chercher un nouveau point de chute. Le bâtiment pourrait lui trouver une seconde vie en étant vendu à une autre collectivité. Pour y voir plus clair dans ce feuilleton à rebondissements, il faudra attendre septembre ou octobre et les prochaines annonces d’Éric Ciotti concernant le tourisme en général et le MICE en particulier. Avec toujours la possibilité qu’il revienne sur sa décision afin de sauver Océanice jusqu’en 2030…

















