
Depuis l’aéroport, le taxi file le long d’une route déserte, sous un épais rideau d’acacias. Il n’est que sept heures du matin, mais la lumière est déjà forte ; l’air lourd, parfumé et humide. De part et d’autre de la chaussée, l’herbe drue est domptée, rase comme celle d’un terrain de golf. Tout est impeccable, parfait. Jusqu’à la nuque du chau eur où perle à peine une goutte de sueur. Singapour est une ville chaude, mais lisse, propre, sans dangers. Même les fameuses interdictions – pas de chewing-gum, pas de jeux d’argent… – ont été atténuées, et cette “permissivité” a réussi à attirer plus de visiteurs.
Un miracle? Non, une vraie stratégie touristique! Le pouvoir d’attraction de la Cité-Etat s’est aussi vu renforcer par de nouvelles icônes architecturales. D’ailleurs, à peine le taxi a-t-il quitté la quatre-voies qu’on se retrouve nez à nez avec l’une d’entre elles, pas la moins emblématique d’ailleurs: le gigantesque dolmen aux trois tours du Marina Bays Sands, immense complexe hôtelier de 57 étages et 2561 chambres, qui comprend, entre autres, la plus grande piscine à débordement du monde, un mall de luxe, un casino, un musée en forme de lotus, 120000 m2 d’espaces de réunions… Derrière cette silhouette tripartite, un jardin botanique de 101 hectares, les Gardens by the Bay, s’est installé en 2012. Il s’agit en fait d’une pépinière d’arbres en métal, les “Supertrees”, qu’on croirait sortis d’un film de science-fiction. Il y en a 18 au total, de ces grands arbres tout roses sur lesquels grimpe une végétation encore hésitante. Grâce aux réservoirs d’eau et aux panneaux solaires cachés dans leurs “troncs”, on organise chaque soir un hallucinant son et lumière 100% énergie recyclée, avec imitation de tempêtes et coups de tonnerre!

Cité-état et jungle urbaine
Chemin faisant, la voiture ralentit. Le trafic se fait dense aux abords du Central Business District, une jungle de nouveaux immeubles toujours plus hauts, toujours plus miroitants les uns que les autres. On entre au coeur de l’action. Sur les trottoirs, de jeunes professionnels marchent d’un pas soutenu, tous disciplinés et bien habillés ; les filles surtout, comme des poupées de porcelaine en robes seyantes, portant d’une main leur petit sac Vuitton et de l’autre leur café du matin qu’elles sirotent en y laissant leur rouge à lèvres. Qu’elles soient Chinoises, Malaises ou Indiennes – les trois principales ethnies qui constituent la population singapourienne –, ou encore bouddhistes, hindouistes, chrétiennes ou musulmanes, elles se côtoient ainsi, sur le chemin du bureau ou le long de la célèbre Orchard Street pendant leurs séances de shopping.

1 — Singapour grandit sans cesse, gagnant chaque année de nouveaux habitants. Une croissance qui renforce l’atmosphère multiculturelle de la Cité-Etat.

2 — Longue comme trois piscines olympiques et perchée à 200 m du sol, la piscine à débordement du Marina Bay Sands fait dans la démesure.

3 — Au milieu des gratte-ciel du Central Business District, un ancien marché datant de la fin du XIXe siècle abrite le “food court” Lau Pau Sat sous une structure métallique d’inspiration victorienne.
Longtemps cantonné dans un rôle de hub affaires, Singapour élargit sa palette d’activités économiques en mettant l’accent sur le tourisme. Marina Bay et l’île de Sentosa concentrent les éléments de cette stratégie avec l’ouverture de complexes hôtels-casinos dignes de Las Vegas et de nouveaux lieux loisirs et culturels.
Melting-pot culinaire
On le comprend par une espèce de vibration: la tolérance est le ciment de la Cité-État. Il n’y a qu’à se promener dans l’ancien quartier – devenu hip ! – de Chinatown pour en avoir le coeur net. Entre les maisons coloniales aux volets colorés, et aux arcades qui protégeaient autrefois du soleil comme des grosses pluies de mousson, s’est glissé là un temple, ici une mosquée, une église évangéliste ou un sanctuaire taoïste. S’il fallait une autre preuve de cette tolérance bien huilée, on citerait la passion commune du bien manger, qui fait qu’on pioche dans les recettes et les assiettes de ses voisins. Surtout parmi les très populaires “food courts”, ces halles ouvertes à tous vents surmontées d’un simple toit où bouillonnent les tambouilles. Les ethnies s’y fréquentent autour d’un chicken rice, d’un curry vert ou d’une brochette de satay qu’on avale en sirotant un jus de canne à sucre fraîchement pressé.
Découvert en 1819 par le Britannique Raffles, dont le nom résonne encore un peu partout dans la ville, en particulier entre les murs du fameux palace éponyme, ce petit territoire situé à l’extrémité de la péninsule malaise n’était à l’époque qu’un village de pêcheurs. En 2005, c’était une métropole de trois millions et demi d’habitants. Aujourd’hui, c’est une mégapole toujours en devenir de plus de cinq millions. “En moins de dix ans, la ville s’est littéralement métamorphosée”, déclare Martine Janssens, guide sud-africaine singapourisée depuis près de 20 ans.
Pour mesurer l’ampleur de cette évolution, on grimpe dans les rutilantes cabines du Singapore Flyer. Là, nul besoin d’être expert pour comprendre : le futur saute littéralement aux yeux. “Les groupes adorent les dîners dans les cabines ultra VIP au coucher du soleil”, explique Martine Janssens. Effectivement, qui n’aimerait pas dominer, à 165 mètres de haut, la baie et ses eaux vert émeraude, animée par la noria des porte-containers. Au loin, tout au loin, par-delà la coupole de l’ancienne Cour suprême, ce sont les collines de Malaisie. De l’autre côté, l’Indonésie. Ce qui donne des envies d’encore plus loin, d’envol vers Bali, par exemple. Mais un peu de patience…
“À Singapour, nous avons l’un des plus beaux night safaris d’Asie, si ce n’est du monde”, explique Kelvin Lee, directeur de Singapore Inbound, importante agence réceptive. Situé à la frontière malaise, le Singapore Zoo propose, en plus des balades nocturnes, des promenades en bateau à la découverte d’espèces rares ou des dîners de gala en bordure d’un vaste lac en pleine jungle. “Aujourd’hui, ce sont les activités nautiques et les croisières qui ont de plus en plus de succès”, précise-t-il. Pour cela, on file vers Sentosa… en télécabine. Depuis le mont Faber et sa forêt luxuriante, on rejoint ainsi “l’île du fun” en survolant un parc aquatique où s’égaient des nageurs en maillots de bain flashy façon Martin Parr. Dans ces télécabines, dont certaines avec intérieur cuir, des dîners au champagne sont organisés et font le bonheur des groupes incentive. Mais plus que dans les airs, c’est sur la mer que tout se passe. Le One 15 Marina, le yacht-club le plus select de la Cité-Etat propose un choix de team-buildings haut de gamme, avec cours de cuisine et concours de noeuds marins. “Sur des yachts de 8 à 45 personnes, on programme des chasses au trésor, des concours de navigation ou des brainstormings… Le tout, bien sûr, autour d’un cocktail”, raconte Asrina Riduan, Senior Manager de One 15 Marina. L’occasion de derniers moments délicieux avant de s’envoler pour l’Indonésie.

En moins d’une dizaine d’années, la skyline de Singapour s’est enrichie de bâtiments iconiques à l’image du Marina Bay Sands, dessiné par l’architecte Moshe Shafdie, ou encore le Singapore Flyer, jusqu’à fin mars dernier la plus haute grande roue du monde, mais dépassée depuis par la High Roller de Las Vegas.

Inspiré des gratte-ciel de Manhattan, le Parkview Square a été construit dans le plus pur style Art déco au début des années 2000. Son lobby décoré de fresques évoquant les premières heures du jazz et rempli de détails dorés à l’or fin abrite un bar très couru, le Divine Wine Extraordinaire.

1 — Il ne reste plus du royaume de Klungkung, dernier rempart contre l’invasion hollandaise tombé en 1908, qu’un petit palais flottant, le Taman Gili, et un tribunal, le Kertha Gosa, décoré de plafonds peints de style wayang, rappelant la sévérité de la justice divine.
2 — Pour les Balinais, se baigner dans les sources de Tirta Empul relève d’un caractère sacré de par leurs vertus médicinales et purificatrices.
3 et 4 — Bali, petit coin de paradis ? Nombre d’hôtels surajoutent encore aux charmes de l’île, réinterprétant l’architecture traditionnelle dans des cadres idylliques, comme ici le Royal Pitamaha, niché dans une vallée où coule la rivière Agung.
Bali, l´île des dieux
Arrivée à Bali tard le soir, à Denpasar, la capitale de l’île des dieux qui porte si bien son nom. En quittant les abords de la ville par une route sinueuse, les phares éclairent comme en plein jour une file de femmes en sarong, portant des paniers de fruits sur leur tête comme autant de couronnes. “Elles vont au temple apporter des offrandes pour la fête de la nouvelle lune”, précise Astina, guide touristique. Ici, chaque jour est une célébration, une occasion de remercier les dieux. Le lendemain, au petit matin, sur un balcon de l’hôtel à Ubud, au centre de Bali, cela se confirme. Dans le vert malachite des rizières qui s’offrent à perte de vue, on aperçoit d’innombrables chapiteaux couvrant des autels miniatures, petites pagodes de pierre.
À leurs pieds, des offrandes. Comme on en trouve un peu partout à Bali d’ailleurs ; devant les maisons, les magasins, aux abords des restaurants… Il s’agit bien souvent d’une feuille de bananier qu’on a remplie de fleurs, d’un bâton d’encens, d’un bonbon pour la douceur, d’une cigarette pour figurer l’élément feu.
Et c’est ainsi que commence chaque journée balinaise, dans la reconnaissance du sacré, la salutation de statues aux visages de dragons ou de ficus centenaires, nés, selon la légende, de la semence de Shiva. Ces esprits vivants incarnés dans la pierre, ces arbres vénérables, on les entoure d’une étoffe pour qu’ils ne soient pas nus. Oserions-nous nous promener sans vêtements ?
Leur robe à damiers noirs et blancs symbolise le mariage du bien et du mal, du pur et de l’impur, du faste et du néfaste. Car, dans la cosmologie balinaise, cet antagonisme-là est fondateur de l’univers, né de l’opposition féconde des contraires. Dans le même ordre d’idée, les hommes superposent leurs sarongs : l’un bariolé et maléfique, l’autre plus simple et bienfaisant.

5 — Offrandes quotidiennes pour saluer les dieux et apaiser les démons ou compositions de fruits majestueuses pour célébrer la fête d’un temple : ces cadeaux sont une des composantes importantes de la vie balinaise.
6 — Les harmonies des gamelans, orchestres traditionnels, accompagnent les spectacles de danse et les théâtres d’ombres. Debussy fut marqué par la découverte de la complexité polyphonique de cette musique lors de l’exposition universelle de Paris en 1889. Au point d’écrire : “si l’on écoute, sans parti pris européen, le charme de leur ‘percussion’, on est bien obligé de constater que la nôtre n’est qu’un bruit barbare de cirque forain.”
De bon matin, donc, à l’heure où brûle déjà la campagne, c’est le départ pour une visite du centre de l’île à bord d’une Volkswagen décapotable, rouge vif, aux allures de Jeep pacifiste. Rien de tel pour parcourir les petites routes de forêts et de découvrir les villages où jeunes et vieux travaillent le bois, sculptent la pierre. Cheveux au vent, on échappe ainsi à la désagréable impression de visiter un pays derrière des vitres teintées et dans un froid climatisé, de voir un paysage défiler comme un film en technicolor. Non, là, dans cet engin d’un autre temps, qui toussote un peu dans les montées, on est bien, on est dans la réalité des gens.
Certains façonnent dans des échoppes à ciel ouvert bouddhas et garudas, cet oiseau effrayant, mais bénéfique qui sert de monture au dieu Vishnou. Ils sourient au passage de la voiture, les gens. Car ici, sourire est une évidence. Un peu comme le ciel presque toujours radieux, le parfum des frangipaniers suave et laiteux, le vert intense des magnifiques acacias tabulaires qui bordent les rizières. Et puis il y a à Bali ce quelque chose de paisible, loin du chaos habituel des grandes villes surpeuplées du reste de l’Asie. Cela met en joie forcément, tant de paix, tant de sérénité. “Les groupes incentive raffolent des rallyes en Volkswagen décapotables qui leur permettent d’aller à la rencontre de la population tout en soudant leurs équipes”, raconte Nabil Abderrahmani, représentant à Bali de l’agence Phoenix Voyages.

Climat tempéré, sols volcaniques et pluies abondantes : la nature a doté Bali de tous les éléments pour développer la culture du riz. Près d’Ubud, au centre de l’île, les rizières en terrasse tapissent les collines, encouragées dans leur pousse par des rituels réguliers dédiés à la déesse de la fertilité Dewi Sri.
Première étape du parcours, le temple de Gunung Kawi et ses cénotaphes royaux creusés à même la roche, elle-même mordue par la végétation. Pour parvenir au fond de la minuscule vallée où frétille une rivière ombragée par les banians, il faut descendre un vieil escalier le long duquel, dans des cages de bambou, des coqs se caquettent nerveusement. “On les prive de nourriture et d’acte sexuel afin d’attiser leur agressivité et de les rendre plus féroces lors des combats”, poursuit Astina. Encore le bien et de mal. “Les combats de coqs ont souvent lieu dans les temples, car ils sont liés au rituel du sang, à l’expulsion de la négativité”, ajoute-t-elle.
Cartes postales de Bali, les rizières couvrent l’île d’un vert intense. L’UNESCO consacre ces paysages fondés sur un système d’irrigation millénaire, le subak, faisant le lien harmonieux entre les propriétaires, la nature et les dieux.

1 — Des resorts ultra chics se sont posés au bord de la plage de sable fin de Nusa Dua comme le Laguna, de la Luxury Collection du groupe Starwood, qui propose des villas avec piscine et jardin privés.
2 — Sanctuaire hindouiste datant au XIe siècle, Goa Gajah, la “grotte de l’éléphant”, une grotte dont l’entrée est constituée par la figure monstrueuse d’un dieu de la forêt sculpté dans le rocher.
Éléments purificateurs
Après le sang, c’est l’eau purificatrice, celle de la source de Tirta Empul, littéralement “l’eau sacrée qui jaillit”. Au coeur d’un temple hindouiste datant du Xe siècle, dans un long bassin rectangulaire où flottent fleurs de tiaré, d’ylang-ylang et les oeillets d’Inde en guise d’offrande, où le liquide surgit par de nombreuses bouches de pierre, on se nettoie, on purifie corps et âme. Parfois après un deuil, parfois après une maladie, et le plus souvent juste pour le bien-être que procure ce rituel aquatique. Chacun procède aux ablutions. Même les touristes s’y prêtent parfois.
C’est pourquoi les plus fervents Balinais préfèrent venir le soir, ou même la nuit, s’ablutionner à l’abri des regards. Plus loin, sous des parasols satinés jaune safran, symboles de protection, une famille en sarongs procède à la cérémonie du riz. Un prêtre tout de blanc vêtu dépose quelques grains sur le front, dans la bouche et sur la gorge de chacun : pour la bonne pensée, la bonne parole, le bon comportement. Voilà pourquoi on se sent si bien à Bali… la bienveillance y est une vraie vertu.
“Dans l’île des dieux, nous organisons évidemment des dîners de gala dans des temples, avec danses traditionnelles et processions religieuses”, reprend Nabil Abderrahmani. À Taman Ayun, non loin d’Ubud, on privatise l’immense pelouse qui mène aux célèbres pagodes à toits étroits et vertigineux d’un sanctuaire fondé au XVIIe siècle. “Le soir, lorsque le lieu est éclairé par des flambeaux et qu’arrivent les femmes en coiffes d’or et costumes chamarrés, c’est fabuleux. Presque un rêve”. Aucun risque d’être déçu par la météo : pendant la saison des pluies, on fait appel au “rain-stopper” qui, en quelques prières, se charge d’éloigner les nuages menaçants. On y recourt avec le plus grand sérieux, comme on interroge les chamans pour résoudre un tracas de santé ou une contrariété.

1 et 2 — accompagnées par le son des gamelans, préparées par des offrandes rituelles, les danses traditionnelles mettent en scène des messages envoyés aux dieux ou aux esprits malfaisants, le tout rehaussé par la grâce des danseuses qui s’exercent à cet art depuis leur enfance.
3 — Presqu’île dédiée à l’hôtellerie de luxe, Nusa Dua voit les établissements s’installer en bord de plage,à l’image du Sofitel, inauguré fin 2013.

4 — À Tanjung Benoa, le Taman Bhagawan peut accueillir des groupes aussi bien pour un déjeuner ou un dîner, que pour des réunions intimes de 10 à 30 personnes ou des cocktails de 1000 invités ou, mieux encore, pour des dîners de gala exclusifs sur la plage.
Le vieil homme et la mer
Mais il faut faire preuve de patience pour en croiser de vrais, longer des champs de balsamines où des femmes en chapeaux chinois s’activent à la cueillette des pétales roses et rouges, emprunter des chemins bordés de fougères arborescentes et de palmiers à fibres noires dont on fait ici le toit des temples. Enfin, on parvient à l’une de ces habitations traditionnelles qui ponctuent le centre de l’île, un de ces enclos familiaux faits de plusieurs pavillons et de multiples temples domestiques, où il faut entrer à pas de loup pour ne pas gêner les prières du saint homme.
On l’attend en buvant le thé que nous sert son épouse – mais surtout sans le terminer, ce qui serait interprété comme un impolitesse suprême ! Le vieil homme arrive enfin, son regard délavé dégageant une infinie sérénité. Croiser un tel regard suffirait à calmer le plus nerveux des Occidentaux. C’est beau, un rien mystérieux. C’est cela, Bali ; une frontière entre le ciel et la terre, un mystère posé sur l’océan Indien.
Un océan qui est pourtant bien agité. Vers les plages de Kuta et de Sanur, au sud, les surfeurs affluent même du monde entier. Tout à coup, avec ces plages d’écume et ses jeunes gens virevoltants sur les vagues, avec ses autoroutes et ses malls climatisés, ses bars et ses restaurants branchés, on se croirait revenu à une réalité quasi occidentale. Presque un choc, après un tel voyage. Mais l’atmosphère est joyeuse, détendue. Alors on s’offre un massage, un cocktail sur la plage, un plongeon aux alentours de Nusa Dua, un joli coin protégé par le détroit de Badung où fleurissent les grands hôtels de luxe. On s’octroie une balade jusqu’au village de Kusamba, où les pêcheurs alignent sur le sable noir leurs pirogues à balancier. Un sable noir volcanique, car le Batur n’est pas bien loin. Batur, le volcan le plus actif de l’île, autrement dit la résidence des dieux. Oui, des dieux ! Car à Bali, où que l’on aille, ils sont partout présents.
Reportage : Cécile Balavoine – Photos : Alain Parinet
































