Air Astana affirme ses ambitions en France

Depuis le 29 mars dernier, Air Astana relie Paris à Astana à raison de trois vols par semaine. Le lancement de cette ligne offre l'occasion à la compagnie kazakhe de revenir sur sa stratégie.
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Depuis maintenant deux semaines, chaque mercredi, vendredi et dimanche, Air Astana relie la capitale kazakhe en un peu plus de sept heures depuis le terminal 1 de Paris CDG. « Cette ligne directe est une très belle page des relations entre nos deux pays et renforce le partenariat stratégique conclu en 2008 », souligne Jean Galiev, ministre conseiller à l’ambassade du Kazakhstan en France. « Cela va contribuer à diversifier et à intensifier les échanges. D’autant que, depuis juillet 2014 et pour une période d’un an, les citoyens français, comme ceux de neuf autres pays, n’ont plus besoin de visa pour des séjours de moins de 15 jours. Une mesure qui devrait fort probablement être reconduite après juillet prochain ».  Ce vol, effectué en Boeing B757, propose trois classes : une Business, avec un siège inclinable à 170°, une classe économique, mais aussi une cabine Economy Sleeper. Cette nouvelle offre donne la possibilité aux passagers de bénéficier de trois sièges de la cabine économique qui se transforment en un lit individuel avec matelas et duvet. Ce service donne également accès au salon Affaires du terminal 1 à Roissy. « Cette desserte est notre développement le plus important depuis le lancement des lignes vers Hong Kong et Ho Chi Minh », explique Peter Foster, président d’Air Astana. 

Disposant d’une flotte de 30 appareils, dont la moyenne d’âge est de six ans, la compagnie dessert avec Paris sa quatrième destination en Europe après Francfort (un vol quotidien), Amsterdam (six vols par semaine) et Londres (trois vols par semaine). « Pour l’instant, nous ne comptons pas ouvrir d’autres liaisons vers ce continent, remarque Peter Foster. Nous voulons surtout accroître les fréquences vers Paris et Londres, en espérant passer en quotidien ». 
Air Astana, qui a pour slogan “le cœur de l’Eurasie”, se positionne comme le transporteur clé dans cette région du monde. Depuis Astana, son réseau offre des correspondances vers la plupart des capitales d’Asie Centrale – Tachkent, Bakou, Bichkek, Douchanbé – ainsi que vers le sud de la Russie – Omsk, Kazan, Novossibirsk, Ekaterinenbourg – et vers l’Est de la Chine. « Air Astana est la seule compagnie internationale à se poser à Urumqi, une ville chinoise qui connaît un développement économique très important ». 

L’organisation en 2017 d’une exposition universelle 2017 à Astana va donner l’occasion à la compagnie de poursuivre sa stratégie d’expansion. D’autant que l’aéroport de la ville, à la limite de la surcapacité, va se doter d’un nouveau terminal, doublant sa capacité à plus de 7 millions de passagers. Dans ce cadre, Air Astana attend la réception de nouveaux appareils, notamment des Boeing B 787 Dreamliner. Trois sont attendus et neuf autres sont en option. Avec leur rayon d’action, ces appareils vont permettre d’ouvrir une ligne directe vers New York, probablement en 2019. 

À cette date se posera la question d’une entrée dans une grande alliance. « Si aujourd’hui, nous avons une offre quasi unique vers l’Asie Centrale qui ne nécessite pas d’alliance, un partenariat deviendra alors nécessaire pour nous ouvrir sur le marché américain », explique Peter Foster, qui avoue être en discussion avec Air France-KLM et SkyTeam, mais aussi Star Alliance.