Dossier - Business palaces : centres d’affaires parisiens

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Business palaces : centres d’affaires parisiens

En matière de centre d’affaires, le luxe n’est plus un privilège londonien. La preuve existe au 36, rue Beaujon et au 29, rue de Bassano, à deux pas de la place de l’Étoile, où Argyll – filiale d’Executive Offices Group fondée en 2004 – a ouvert en 2007-2008 ses deux premières unités parisiennes ; sortant pour la première fois de ses terres d’origine où le groupe gère déjà une dizaine de centres d’affaires dans les quartiers les plus huppés de la capitale britannique (Belgravia, City, Saint-James, Mayfair).

En traversant la Manche, le concept Argyll ne devait pas se déliter : dispenser un service très haut de gamme dans des bâtiments de prestige rénovés. Ce qui, apparemment, n’est pas une mince affaire, à Paris comme ailleurs : “Nous avons visité près de 150 emplacements à Paris mais dans la grande majorité des cas, le charme du bâtiment initial avait été complètement perdu. Le 36, rue Beaujon et le 29, rue de Bassano étaient les deux seules options où il était possible de conserver l’esprit vivant d’un bâtiment restauré”, témoigne Christelle Dervahanian, directrice commerciale d’Argyll en France. Une sélectivité qui permet à ces deux adresses de naviguer bien au-dessus de l’ordinaire du simple “centre d’affaires”, où le néon éclaire généralement le placoplâtre.

Prestige et service

Moulures, dorures, boiseries, marbres, colonnades… Ici, les affaires se vivent dans un décor feutré qui, du grand chic anglais de la rue Beaujon au grand chic parisien de la rue de Bassano, évoque carrément l’hôtellerie de luxe. L’analogie, d’ailleurs, ne s’arrête pas au decorum : “Une grande partie de notre personnel vient de l’hôtellerie et nous offrons un éventail de services qui nous rapprochent effectivement de ce secteur”, souligne Christelle Dervahanian.

Des services qui se dévoilent au cours de la visite des lieux, entre les salles de douches agrémentées de produits de toilette Bulgari, les cuisines dotées de vraies machines à café et d’une sélection de snacks de goût, les Club Lounge présents dans chacune des deux adresses, ou encore le service de conciergerie qui, d’une retouche de vêtements à la réservation de places de spectacles, permet aux clients d’Argyll de se débarrasser des soucis du quotidien.

Et ces clients, justement, qui sont-ils ? “Quinze sociétés se sont déjà installées rue Beaujon et quatre rue de Bassano, travaillant principalement dans les domaines de la finance, du conseil en management, de la gestion de fonds ou encore dans la haute joaillerie”, répond Christelle Dervahanian. On n’en saura pas beaucoup plus, la discrétion constituant une valeur cardinale dans la proposition commerciale d’Argyll : sur la façade comme à l’intérieur des deux immeubles parisiens du groupe, impossible de dénicher la moindre référence aux entreprises locataires des lieux. “Pour vivre heureux, vivons cachés” : dans le voisinage, entre XVIe et VIIIe arrondissements, on respecte facilement la devise…

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