Abu Dhabi : haute culture sur mer de sable

Abu Dhabi, le plus grand et le plus riche des cinq états constituant la fédération des Émirats arabes unis (EAU) dont Dubaï fait aussi partie, entre à son tour dans l’univers du tourisme avec 10 millions de visiteurs l’an dernier, dont un tiers de touristes d’affaires. Mais, loin de son extravagant voisin, Dubaï donc, il mise avant tout sur un tourisme éclairé, privilégiant la chose culturelle pour mieux rayonner sur le golfe Persique.

L’architecture en guise de porte-parole. En matière de promotion touristique, l’émirat peut compter sur plusieurs bâtiments d’exception, comme ici la grande mosquée et ses volumes gigantesques, mais surtout le Louvre Abu Dhabi, dessiné par Jean Nouvel. Une incomparable réussite.
L’architecture en guise de porte-parole. En matière de promotion touristique, l’émirat peut compter sur plusieurs bâtiments d’exception, comme ici la grande mosquée et ses volumes gigantesques, mais surtout le Louvre Abu Dhabi, dessiné par Jean Nouvel. Une incomparable réussite.

Texte Serge Barret / Photos Alain Parinet

Elles sont partout, ces photos. Toujours en noir et blanc ; elles fleurissent sur les murs des institutions, musées et anciens forts, mais aussi dans les beaux livres posés dans les chambres des hôtels de luxe ou encore dans les magazines gratuits destinés aux touristes. Elles sont la fierté nationale et représentent l’ Abu Dhabi d’avant la découverte du pétrole en mer en 1958 et, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elles ne respirent pas la richesse. On y voit un peuple très pauvre, mal vêtu, échevelé ; tantôt immortalisé en compagnie de chameaux sur fond de dunes, tantôt sous une tente de lainage sombre, et parfois aussi devant des cabanes de roseaux tressés. Grand témoin de l’époque, aventurier magnifique, Wilfred Thesiger, Anglais forcément Anglais, explorateur et accessoirement cartographe qui parcourut la région de 1946 à 1949, décrit la population dans son chef d’œuvre Le Désert des Déserts comme des Bédouins “en pagne ou en haillons”.

Et le village d’Abu Dhabi d’alors ? Un grand rien de quelques bâtiments construits en dur, de larges espaces vides, un fort, des chemins mal tracés dans les sables, des chameaux partout et des bateaux – des dhows comme on les nomme au Moyen-Orient – échoués en bord de plage. C’était ça, la ville. Ca et une société très fière, organisée sous l’autorité toute relative d’un sheikh malgré tout très respecté ; l’équivalent d’un roi, mais qui avait bien du mal à s’accorder avec les autres sheikhs de la région, notamment celui de Dubaï avec qui il était en perpétuel conflit. D’ailleurs, c’est toute la région qui était agitée, et le mot est faible. En fait, le désert, occupé par une multitude de tribus et de clans fort belliqueux, était pratiquement à feu et à sang. Ainsi, fouler des sables ennemis sans autorisation, c’était risquer sa vie ou se retrouver réduit à l’esclavage. Les attaques et autres razzias étaient chose ordinaire, le vol de chameaux une occupation courante.Abu-Dhabi-avant-1958

Codes et coutumes

Ce qui ne veut pas dire que la société était sans code ; elle était même parfaitement policée, d’une part par les principes édifiés par le Coran et, d’autre part, par la coutume, très stricte, notamment en matière de morale et d’hospitalité. Ajoutez à cela la rigueur du climat, plus de 40° en été, les nuits presque froides, l’absence de pluie parfois pendant plusieurs années, et la famine aussi.

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Ceci, c’était pour les Bédouins du désert. Mais ceux vivant en bord de mer – Abu Dhabi dispose de 600 km de côte, la bien nommée “côte des pirates” – n’étaient guère mieux lotis. Ils se faisaient pêcheurs de perles et passaient l’été en mer, quatre mois durant, sans jamais mettre pied à terre. On plongeait dès l’aube pendant une douzaine d’heures d’affilée, chaque plongée durant environ deux minutes à une vingtaine de mètres de fond. Entre deux plongées : une minute seulement de repos avec, toutes les dix plongées, un peu plus de répit. À ce rythme, on se doute bien qu’on ne faisait pas de vieux os chez les Bédouins de la côte.

Et puis, en 1958, vint la chance du pétrole ! Elle fut suivie, en 1966, par l’avènement de Sheikh Zayed, très ouvert sur le monde et la modernité, et qui remplaça son frère. Enfin, mettant un terme à d’interminables luttes fratricides, les Émirats Arabes Unis (EAU) furent proclamés le 2 décembre 1971, rassemblant Abu Dhabi, Dubaï, Sharjah, Ajman, Umm al-Quwaïn et Fujaïrah. À la présidence, Sheikh Zayed, qui y resta pratiquement jusqu’à sa mort à 86 ans, en 2004. Aujourd’hui, c’est son fils, Sheikh Khalifa, qui est aux commandes du destin des EAU.abu-dhabi-codes-et-coutumes

La culture, après le pétrole

Durant ses mandats successifs, Sheikh Zayed s’employa à développer les infrastructures du pays, mais aussi et surtout les domaines touchant à l’éducation et à la santé. Son fils poursuit maintenant son œuvre. Très conscient de la durée limitée des gisements de pétrole, il prépare énergiquement l’après, les recettes du pays générées par l’or noir ne représentant d’ores et déjà plus que 35,1 % du PIB. L’après, c’est-à-dire les énergies vertes et le tourisme qui forment désormais une bonne part des revenus du pays. La volonté est forte, mais contrairement à Dubaï à qui on laisse volontiers les néons de l’esbroufe, on table plutôt ici sur la culture. Aussi bien locale que venue d’ailleurs, d’Occident notamment.abu-dhabi

En témoigne le Louvre Abu Dhabi, ouvert le 11 novembre 2017, et qui, à lui seul, a fait progresser le marché touristique français de +21 %. C’est énorme, et cela devrait continuer, car les projets en cours ne manquent ni de panache, ni de grands noms. Qu’on en juge : le Louvre, on le sait, c’est Jean Nouvel ; suivront, dès demain, le musée national Zayed par Foster + Partners, le Guggenheim Abu Dhabi par Frank Gehry, le Performing Art Center par feue Zaha Hadid et le Maritim Museum par Tadeo Ando. Le tout élevé sur la seule île de Saadiyat. Le programme est à l’évidence pharaonique. Mais c’est bien connu, quand on a des ambitions, on ne compte pas.

LE LOUVRE ABU DHABILouvre-Abu-Dhabi

UNE ŒUVRE D’ART EN LUI-MÊME
Le plus beau musée du monde”. C’est le titre qui barrait en décembre 2017 la Une de Beaux-Arts Magazine, publication référence en matière d’art plastique, suivant l’ouverture du Louvre Abu Dhabi le 11 novembre 2017. Et c’est exactement ce qu’on ressent lorsqu’on traverse les salles du fabuleux bâtiment dessiné par Jean Nouvel. Plus qu’un édifice, il a construit là une œuvre d’art qui marquera à coup sûr l’histoire de l’architecture de ce début de siècle.
En gros, c’est effectivement le plus beau musée du monde ; une icône qui, pour un peu, justifie à elle seule un voyage à Abu Dhabi. De loin, depuis l’autoroute donc, on dirait un vaisseau spatial, un OVNI sorti d’improbables rencontres du troisième type ; voire, en beaucoup plus trivial, et pourtant il y a de ça, une grosse méduse gris-bleu échouée sur un quai de port. Mais alors, passés les portiques de sécurité, c’est la sidération : sous le dôme d’aluminium et d’inox de 180 mètres de diamètre, plus lourd que la tour Eiffel, une cinquantaine de salles toutes différentes, des cubes blancs reliés entre eux, des ruelles et des places publiques ombragées par les huit couches ajourées d’une coupole laissant passer des rais de lumière, façon rez-de-sol sous les palmiers collés-serrés d’une oasis. La nuit, des milliers de LED remplacent avantageusement les étoiles.
Côté collection, là encore, c’est une prouesse. Pas de salle thématisée française, italienne, égyptienne ou sculpture grecque, mais une formidable scénographie présentant les œuvres par époque. Ainsi, dans une salle, la Mésopotamie converse avec l’Égypte, et dans une autre, cohabitent une statue de sage bouddhiste et une vierge du XVIe siècle normand. Et c’est pareil avec la Chine, le Pérou ou la Syrie… Au total, 600 œuvres de toutes les époques en grande complicité, faisant très justement dire à Jean-Luc Martinez, président du Louvre : “ce n’est pas un musée des beaux-arts, mais un musée des civilisations”. La place centrale de cette grandiose interprétation de médina orientale est privatisable.

Louvre Abu Dhabi. Saadiyat Cultural District, Abu Dhabi • Tél. : +971 600 56 55 66 • Email : contact@louvreabudhabi.ae • Internet : www.louvreabudhabi.ae

AL AINAl-Ain

UNE OASIS EN CLAIR-OBSCUR
Il y a à peine une soixantaine d’années, il fallait cinq ou six jours de chameau pour relier Abu Dhabi à Al Ain, à la frontière du Sultanat d’Oman. Aujourd’hui, c’est seulement 1 h 30 d’autoroute ponctuée de palmiers en enfilade, comme une avant-garde d’une explosion de palmeraies – sept au total – qui font l’oasis d’Al Ain.
Un must lorsqu’on séjourne à Abu Dhabi, d’autant que la cité, inscrite à l’Unesco, n’est pas chiche de forts, avec une vingtaine d’édifices répartis dans et autour d’Al Ain, mais aussi des tours de guet et autres palais. À commencer par celui d’Al Jahili, édifié au tournant de XIXe siècle, aujourd’hui transformé en musée et qui permet de mieux appréhender la vie quotidienne d’alors. Des hauts murs de pisé, de lourdes portes de bois s’ouvrant sur une vaste cour nue, des tours, un dédale de corridors et de recoins, des escaliers à trop hautes marches et des pièces exiguës pratiquement sans ouvertures… Ils sont à peu près tous construits sur le même modèle, ces forts et ces châteaux, y compris celui abritant l’Al Ain National Museum qui présente, outre les appartements et salles de réception de Sheikh Zayed Bin Sultan Al Nahyan, des collections relatives au mode de vie des habitants du Abu Dhabi d’autrefois.
Et puis, on goûtera à la fraîcheur – toute relative – et surtout à la quiétude de la palmeraie. Des dattiers par milliers, mais aussi, abreuvés par d’innombrables canaux d’irrigation, des bananiers, des citronniers qui grandissent dans les rais de lumière filtrée par les palmes. On dit ici que Jean Nouvel s’est inspiré de ce clair-obscur pour créer la coupole de son Louvre.

 

GRANDE MOSQUÉE SHEIKH ZAYED ET PALAIS DU SHEIKHGRANDE-MOSQUEE-SHEIKH-ZAYED-ET-PALAIS-DU-SHEIKH

LA FOLIE DES GRANDEURS
On voit grand à Abu Dhabi. Et pas qu’avec les tours du quartier des affaires qui, au fond, ne sont pas si nombreuses si on les compare à celles de sa proche voisine Dubaï. On pense aussi religion, notamment à travers une sublime et gigantesque mosquée, tout comme on représente le pouvoir en surdimensionnant un palais d’apparat, dont le simple hall pourrait facilement accueillir un A380.
La grande mosquée Sheikh Zayed, tout d’abord. Incontestablement inspirée du Taj Mahal indien, c’est dire son élégance, elle est incontournable dans une visite d’Abu Dhabi. Commandée par Sheikh Zayed, élevée de 1996 à 2007, imaginée d’après des plans marocains, bâtis par des Britanniques et décorés par des Italiens, la mosquée peut accueillir jusqu’à 31000 fidèles dans ses extérieurs et 9 000 dans la grande salle de prière… Ce qui, clairement, commence à faire du monde. Mais la voient-ils seulement cette merveille, tous ces fidèles qui se pressent les jours de fête ? Les entrevoient-ils ces forêts de colonnes – 1 096 au total – en pietra dura, réussissent-ils à le fouler ce tapis de 5 700 m2, le plus grand du monde, recouvrant entièrement le sol de la grande salle de prière ? Lèvent-ils seulement les yeux sur son lustre de neuf tonnes fait de plus d’un million de cristaux Swarovski ? Nul ne sait. Mais toujours est-il que, si l’esprit du paradis est à la lumière de cela, alors, à l’évidence, Dieu est vraiment grand !
Dans un tout autre genre, le Qasr al Watan, autrement dit le palais de réception du sheikh, a lui aussi été édifié dans des proportions hors limites. Du marbre partout, de la pietra dura, des dorures, des vitraux colorant des fenêtres en ogive et une coupole entièrement décorée qui pourrait concurrencer celle de Saint-Pierre de Rome… Si ce palais-là a été conçu pour impressionner, alors c’est réussi : on s’y sent vraiment tout petit. À noter que le palais dispose de deux restaurants sans alcool.

Mosquée > Al-Khaleej Al-Arabi Street • Tél. : +972 2 419 1919 • Email : info@szgmc.ae • Internet : www.szgmc.ae
Palais du roi > Qsar Al Watan • Tél : +972 600 544 442 • Internet : www.qasralwatan.ae

 

HÔTELS

Rosewood Abu DhabiRosewood-Abu-Dhabi

Finalement, le marbre rutilant du hall d’accueil n’est pas trop clinquant. Mieux, il procure un sentiment de fraîcheur bienvenu dans cette région où l’on bout parfois littéralement. Pour le reste, l’hôtel présente un design contemporain épuré mais pas trop, sans la moindre ostentation, ce qui est finalement assez rare au Moyen-Orient où l’on a tendance forcer sur la dorure. Les 189 chambres et suites proposent toutes un mur complètement vitré, ce qui permet le soir de profiter des lumières de la skyline, la tour du Rosewood étant située sur l’île Al Maryah, au cœur de la ville et à proximité des shopping malls. Un hôtel parfait pour un séjour court et très occupé. Huit restaurants, huit salles de réunions de 25 jusqu’à 1 000 personnes en cocktail.

Al Maryah Island. P.O. Box 41 184, Abu Dhabi, UAE. • Tél. : +971 2 813 55 50 • Email : abudhabi@rosewoodhotels.com • Internet : www.rosewoodhotels.com

Park Hyatt Abu Dhabi Hotel and VillasPark Hyatt Abu Dhabi Hotel and Villas

Dès le hall d’accueil, le ton est donné. C’est moderne, résolument d’époque, mais avec quelques touches arabisantes, des interprétations de moucharabiehs posées un peu partout. Il y a aussi des fontaines rafraîchissantes, de gros pots de terre cuite, et surtout, dans le prolongement du hall, un gigantesque bassin bleu qui s’avance droit vers la mer. Sur ses bords, rythmés par des palmiers droits comme des i, une succession de cabanes propose des matelas king size où l’on peut se restaurer et boire à la romaine. Au bout, après une passerelle de caillebotis évitant le sable brûlant, huit kilomètres de plage, et la mer… Tout est dit. Enfin presque, car l’hôtel, ouvert en 2011 sur l’île de Saadiyat, un peu à l’écart de la ville donc, propose aussi des villas de grand luxe enfouies dans ses jardins foisonnants, ainsi qu’un golf de 18 trous dessiné par Gary Player. 306 chambres, suites et villas, trois restaurants, 11 salles de réunions et événements de 10 à 600 personnes.

P.O. Box 52 007, Abu Dhabi, UAE • Tél. : + 971 2 407 12 34 • Email : abudhabi.park@hyatt.com • Internet : www.abudhabi.park.hyatt.com

The Emirates Palace

C’est le must, le top, l’exceptionnel. C’est un mythe où sont reçus les chefs d’État en visite officielle à Abu Dhabi, et cela se comprend. Le bâtiment est grandiose sous ses 114 coupoles, dont l’une plus haute que celle de Saint-Pierre de Rome – c’est fou, comme côté coupoles, on tend à rivaliser avec Rome à Abu Dhabi. Il donne dans le style néo colonial anglais, avec balcons intérieurs, galeries extérieures, lanterneaux, lustres de cristal Swarovski, lampes tulipes d’opaline, salons agencés tout en rondeurs et d’autres improvisés de deux ou trois fauteuils posés ça et là… Mais aussi des banquettes et des consoles à profusion, des jets d’eau, des palmiers posés à l’intérieur du bâtiment, d’énormes colonnes et des escaliers monumentaux. En fait, l’Emirates Palace, c’est un décor d’opéra. À l’extérieur, c’est pareil. Avec, à l’entrée du bâtiment, un escalier colossal et, de l’autre côté, des kiosques à profusion et surtout, au bout d’une esplanade, la plus belle plage privée d’Abu Dhabi. 1,3 km de sable importé d’Algérie, s’il vous plaît. 302 chambres et 92 suites, ball room de 1 100 personnes, 40 salles de réunion, 12 restaurants et bars, 2 piscines, courts de tennis, spa et fitness center.

Kempinski-The Emirates Palace. Abu Dhabi –UAE – P.O. Box 39 999 • Tél. : +971 2 690 9000 • Email : info@emiratespalace.ae • Internet : www.emiratespalace.ae

 

AVENTURE DANS LES DUNES

LE SABLE EN MONTAGNES RUSSES
Sans se prendre pour Wilfred Thesiger, l’explorateur anglais qui parcourut la région après-guerre en compagnie de quelques Bédouins de ses amis ; sans faire comme lui qui, à dos de chameau et au péril de sa vie, traversa le désert des déserts, le Rub Al Khali, une monstruosité de sable – rien que du sable – s’étalant du sud d’Abu Dhabi jusqu’au Yémen ; sans non plus risquer la moindre attaque de tribu nomade ennemie… mais bien, au contraire, en se laissant aller dans l’accueillant confort d’un 4×4 climatisé, on ne saurait visiter la région sans une escapade dans le désert environnant la capitale des EAU. Des dunes, des milliers de dunes, certaines en gros dos, d’autres en croissant, des montées à 30°, des descentes vertigineuses et au-delà, une peur bleue de passer cul par-dessus tête… Pour autant, l’aventure est sans risque, le chauffeur est expert es sables. Ce qui ne l’empêche nullement, le taquin, d’appuyer de temps en temps sur l’accélérateur à l’assaut d’une montagne de sable et de stopper sur sa crête, à une roue de l’à-pic de l’autre versant, juste pour “faire peur aux filles”. Une heure et demie, peut être deux heures comme ça ; avec de temps à autre, un acacia sublime de solitude – mais où peut-il donc trouver de l’eau pour vivre, le pauvre ? – et, lorsque le 4×4 arrête ses moteurs, un silence d’éternité sous un ciel presque blanc.
Heureusement, on retrouve vite la vie, qui se matérialise sous la forme d’un resort, l’Arabian Nights Village, certes un peu rustique, mais joliment intégré dans ce grand rien. À l’extérieur de ses murs s’inspirant de l’architecture vernaculaire, un campement de chameliers, vrai campement d’élevage faut-il préciser, et à l’intérieur, un restaurant et 38 chambres-bungalows s’inspirant les uns du style bédouin du désert et les autres des bédouins pêcheurs. Il y a aussi trois chambres dans les tours gardant l’entrée, une piscine et surtout une salle de spectacle en plein air couverte de tapis. Promenade à dos de chameau, randonnée automobile dans les dunes, quad, fat bike, safari.

Arabian Nights Village > Tél. : +971 2 207 8999 • Email : reservations@arabiannights.ae • Internet : www.arabiannightsvillage.com

 

CIRCUIT AUTOMOBILEYAS MARINA CIRCUIT

YAS MARINA CIRCUIT
Un incontournable pour les groupes incentive, surtout s’ils appartiennent au secteur automobile. Créé par l’architecte allemand Hermann Tilke, le circuit automobile Yas Marina impose sa silhouette hyper contemporaine sur une île artificielle à 30 minutes d’Abu Dhabi. Les places de ses cinq tribunes, notamment lors des grands prix professionnels, sont évidemment très disputées. Mais c’est pas grave : si on rate l’occasion d’une manifestation internationale, on peut tout aussi bien assister à des événements locaux, et surtout, s’essayer à la conduite d’Aston Martin, de Mercedes-AMS GTS et même de certains modèles de Formule 1. Tout aussi amusant, la piste est ouverte tous les mardis et samedis soirs aux cyclistes et joggeurs. On peut bien sûr visiter l’ensemble du complexe dans des voitures climatisées, mais aussi en découvrir les coulisses, les salles de contrôle et… cerise sur le gâteau, se faire photographier sur le podium. Manque peut-être le jet de bulles d’une bouteille de champagne. Encore que…

Abu Dhabi Motorsports Management (ADMM) > Yas Marina Circuit, Yas Island. P.O Box 130001. Abu Dhabi. UAE • Tél. : +971 2 659 9800 • Email : customerservice@ymc.ae • Internet : www.yasmarinacircuit.com

 

S’Y RENDRE

Etihad, la compagnie nationale, dessert Abu Dhabi deux fois par jour au départ de Paris CDG en Airbus 380 proposant quatre classes. L’un des vols est programmé le matin à Paris, ce qui permet une arrivée le soir à Abu Dhabi, et le second décolle de Roissy en soirée pour une arrivée très matinale dans l’émirat. Etihad a par ailleurs conclu des accords de partage de codes avec Air France, autorisant des vols en correspondance depuis Bordeaux, Nice, Marseille et Toulouse. À bord, les conditions de confort sont optimales, Etihad ayant été primée compagnie 4 étoiles par Skytrax. Par ailleurs, les salons business de Paris et d’Abu Dhabi sont autorisés aux voyageurs en classe économique, moyennant paiement.
Tél. : 01 57 32 43 43 • Internet : www.ethiad.ae

SE RENSEIGNER

Office du tourisme d’Abu Dhabi.
Tél. : 01 53 25 03 52. Internet : visitabudhabi.ae (site en français).

GUIDES PRATIQUES

Petit Fûté Abu Dhabi, Petit Fûté Emirats, Lonely Planet Abu Dhabi, Un grand week end à Dubaï et Abu Dhabi, Hachette.

À lire absolument : Le désert des déserts. Wilfred Thesiger. Terre Humaine. Ed. Plon.