
« Pourrait mieux faire » serait certainement ce que l’on pense lorsque l’on voit les résultats semestriels des aéroports parisiens, publiés par Aéroports de Paris. Certes, le trafic passagers continue d’augmenter. Sur les six premiers mois de 2025, il s’établit effectivement à 51 347 180 passagers, soit une hausse de 4,5%. La croissance est surtout tirée par l’aéroport d’Orly. Ce dernier voit sa fréquentation progresser de 5% à 16,75 millions de passagers.
En revanche, c’est un peu plus poussif à CDG. Le hub d’Air France affiche une hausse de 4,3% à 34,6 millions de passagers. Ce qui est plus inquiétant, c’est le décrochage toujours constaté à Roissy par rapport à 2019, la dernière année avant le Covid. Le trafic du premier semestre 2025 est toujours inférieur de 4,8% à la même période de 2019. Tandis qu’Orly affiche exactement le même chiffre… mais en positif !
Autre sujet de préoccupation : le mois de juin marque un tassement dans la croissance. Avec 9,69 millions de passagers sur les deux aéroports, la progression est de 4,1%. Mais CDG décroche avec une croissance de 2,6%. Soit 6,43 millions de passagers, un niveau inférieur de 7 points par rapport à juin 2019.
Cette progression médiocre est notamment due aux turbulences géopolitiques au Moyen-Orient qui ont pesé sur le trafic intercontinental. En juin, le trafic vers le Moyen-Orient a de fait reculé de 3,5%. En parallèle, le ralentissement vers l’Amérique du Nord se poursuit. Le nombre de passagers en juin a certes progressé de 1,9%, mais cette hausse est la plus faible de tous les marchés intercontinentaux.
En revanche, le trafic national marque une hausse inattendue de 2,8% en juin, revenant à 72,7% du niveau de 2019. Sur le premier semestre, le trafic domestique a néanmoins baissé de 1,4%. Son niveau est désormais inférieur de plus de 30% à la période de l’avant-Covid.

















