
L’année 2024 a marqué un retour à une certaine normalité dans la croissance des aéroports parisiens de Roissy-CDG et d’Orly. Les deux plateformes ont en effet connu une croissance de 3,7% du nombre total de leurs passagers, soit un volume de 103,41 millions de passagers. Le taux de croissance passagers avait encore dépassé 15% entre 2022 et 2023.
Progression plus rapide à Roissy grâce au trafic intercontinental
Néanmoins, ce chiffre permet aux deux aéroports d’atteindre 95,8% du trafic enregistré en 2019, dernière année avant la crise sanitaire du Covid. Orly continue de dépasser son niveau de trafic d’avant Covid. Avec 33,12 millions de passagers, l’aéroport du sud parisien affiche effectivement un record historique de trafic, puisqu’il se situe quatre points au-dessus de l’année 2019. Mais sa croissance a été marquée l’an passé par un ralentissement, du à la chute continuelle du trafic domestique. Le nombre de voyageurs à Orly n’a en effet progressé que de 2,6% entre 2023 et 2024.
Roissy a pour sa part progressé de 4,3%. Avec 70,29 millions de passagers, le hub de la compagnie Air France, a retrouvé 92,3% de son trafic de 2019. La bonne progression de l’aéroport est à mettre au compte à la dynamique du trafic intercontinental. Il a progressé de 7,2% l’an dernier, mené par l‘envolée de l’Asie (+24,3%).
Par segment, le trafic domestique a baissé de près de 5% l’an dernier. Sa part de marché dans le trafic total des deux plateformes parisiennes est tombée à 71,5% l’an passé. Contre plus de 75% en 2023. Le trafic aérien sur les DROM-COM marque également le pas avec une hausse modeste de 1,2% en 2024.

Le trafic vers l’Europe a progressé de 3,4%, retrouvant presque son niveau de l’avant-Covid (98,7%). Néanmoins, le trafic passagers vers l’Union Européenne ainsi que la Suisse et le Royaume-Uni a finalement dépassé les niveaux de 2019.
A l’intercontinental, le nombre de passagers a progressé de 7,8% vers l’Afrique, de 5,5% vers l’Amérique latine et de 5% vers l’Amérique du Nord. En revanche, le trafic sur le Moyen-Orient a baissé de 3,8% sous l’effet combiné des troubles géopolitiques de la région ainsi que de la reprise de vols directs de Paris vers l’Asie.
Résultats annuels également pour le groupe VINCI en France
En parallèle, le groupe privé VINCI, qui gère en France huit aéroports en régions, a publié ses résultats de trafic pour l’année 2024. VINCI exploite notamment les deux aéroports de Lyon et Nantes. Sur le premier, le trafic passagers a progressé de 4,8% pour atteindre 10,48 millions de voyageurs. Le trafic à Lyon reste néanmoins inférieur de 11% à son résultat historique de 2019. Mais la plateforme devrait probablement retrouver ses 11 millions de passagers annuels en 2025.
Quant à Nantes, son trafic a de nouveau dépassé les sept millions de passagers. Avec une croissance de 7,9% en 2024, Nantes n’est plus qu’à trois points en dessous de son record de 2019. L’aéroport nantais continue d’ailleurs d’asseoir sa prééminence en Bretagne. En effet, son principal concurrent, l’aéroport de Rennes, également dans le giron de VINCI, a connu l’an dernier une baisse de trafic de 14%, retombant à 511 000 passagers annuels. Par rapport à 2019, le trafic de Rennes est en chute libre, à -40%.














