
Un appareil Air Caraïbes qui rassemble près de 200 passagers sur un vol Paris-Toulouse : la scène – assez surprenante – s’est déroulée le 1er mars sur l’aéroport d’Orly. Pourtant, point de déclaration de guerre à l’endroit de la compagnie Hop ! Peut-être juste un pied de nez à sa maison-mère Air France… En effet, il s’agissait là pour le groupe Dubreuil de faire découvrir le tout nouvel appareil de la compagnie, pionnière en France sur ce dossier de l’A350.

Les invités de cet aller-retour express entre Paris et Toulouse – partenaires, clients, journalistes, et quelques artistes antillais comme Jacob Desvarieux (Kassav), l’humoriste Laurence Joseph ou Loïc Lery, auteur du livre Le gang des Antillais – ont donc pu découvrir le nouveau navire amiral d’Air Caraïbes : l’A350 XWB (« eXtra Wide Body », fuselage extra-large) réceptionné la veille par la compagnie en provenance du centre toulousain d’Airbus. Si Marc Rochet, président du directoire d’Air Caraïbes, réfute toute comparaison avec Air France sur ce dossier, la fierté des équipes était palpable au moment d’embarquer à bord du nouvel appareil.Une fois assis en classe Madras, on mesure le bond en avant accompli par la compagnie. Au total, 18 sièges « full flat », inclinables à 180 degrés, sont installés dans la cabine business d’Air Caraïbes. Chacun d’entre eux propose un écran vidéo HD tactile de 43 cm de diagonale, couplé à une télécommande.

En classe soleil, l’espace entre les sièges est logiquement réduit – 81 cm, contre 155 cm à l’avant – pour pouvoir accueillir 326 passagers, tout comme la taille de l’écran (25 cm). Pour autant, les invités de ce test grandeur nature ont unanimement reconnu le confort des différentes cabines. Avec une mention spéciale pour le système de divertissement. « L’écran est vraiment bluffant » souligne Florent, éditeur basé au Lamentin. Quelques-uns de ses ouvrages sont d’ailleurs disponibles dans le « coin lecture » intégré à l’IFE (« Inflight entertainment »), qui offre une consultation tactile et confortable. Même chose pour les fichiers personnels du voyageur, qu’il peut visionner depuis l’écran en branchant simplement sa clé USB ou son disque dur externe. En outre, l’outil sera bientôt doté d’une offre de connexion en vol, qui renforcera encore la qualité de l’offre.
Au total, sept appareils ont ainsi été commandés par le groupe, qui recevra un deuxième A350 XWB dès la fin du mois de mars. L’axe Orly-Antilles verra ainsi Air Caraïbes proposer une capacité revue à la hausse (+7%), tout en permettant à la compagnie de réaliser des économies de carburant. Car l’A350 se distingue par sa faible consommation, qui doit permettre de réduire son empreinte carbone, et donc de réaliser de substantielles économies : un must, pour un transporteur qui se distingue par sa rentabilité dans le paysage français de l’aérien.



















