
Les acheteurs français et européens du voyage d’affaires peuvent souffler : a priori, ils devraient être relativement épargnés par les hausses tarifaires au cours des prochains mois dans le secteur aérien. C’est l’un des enseignements à tirer du rapport Air Monitor 2019 que vient de publier American Express Global Business Travel (GBT). D’après la TMC et son équipe Global Business Consulting, les déplacements professionnels en avion au sein du marché européen devraient connaître « de modestes hausses des tarifs en classe affaires » cette année.
Le rapport de l’offre – donc des capacités proposées par les compagnies aériennes – et de la demande semble plutôt favorable aux entreprises, tout particulièrement vers les Etats-Unis et l’Asie : « La concurrence et la capacité excédentaire au-dessus de l’Atlantique freineront les hausses tarifaires à mesure que les joint-ventures et les compagnies low-costs long-courriers continueront de croître et que les transporteurs traditionnels lanceront leurs propres marques à bas prix. La surcapacité est également un problème sur les liaisons asiatiques », préviennent les auteurs du rapport Air Monitor 2019.
Depuis la France néanmoins, le rapprochement d’Air France avec ses partenaires pourrait tirer les grilles tarifaires vers le haut : « L’extension de la joint-venture d’Air France-KLM avec Virgin Atlantic et Delta pourrait se traduire par des hausses tarifaires tant en affaires qu’en économie sur les liaisons vers l’Amérique du Nord », estiment les auteurs du rapport.
Ailleurs dans le ciel, on retiendra de cette édition 2019 de l’étude Air Monitor que les voyageurs d’affaires nord-américains devraient voir gonfler la facture, à la fois pour les vols domestiques et pour les liaisons vers l’Europe. A l’inverse, la surcapacité proposée au Moyen-Orient augure d’une baisse généralisée des tarifs au niveau régional.



















