
En peu de temps, le groupe Ascott a fait de Vienne l’un de ses principaux bastions en Europe. Après y avoir mis un premier pied en 2022 avec le Citadines South Vienna, trois nouveaux établissements se sont ajoutés en fin d’année dernière, à quelques semaines d’intervalle. De quoi presque rivaliser avec Londres où le leader mondial de l’hôtellerie long séjour dispose de six résidences urbaines, la capitale autrichienne restant néanmoins en retrait de Paris et ses 17 sites.
Pour autant, Vienne peut se vanter d’une chose auprès de la capitale française : avoir eu la primeur de deux marques d’Ascott venues d’Asie et amenées à se développer prochainement en Europe. C’est-à-dire Somerset, mais surtout lyf, dont le premier maillon européen a devancé de plusieurs mois celui attendu en fin d’année à Paris, non loin de la place Gambetta, tandis qu’un autre lyf verra le jour à Francfort dès cet été.
Pour les voyageurs d’affaires impatients de découvrir ces nouvelles offres, cap sur le nouveau showroom d’Ascott et le quartier de Meidling, dans le XIIe arrondissement de la capitale autrichienne. C’est là, à proximité du château de Schönbrunn et, plus encore, du centre de recherches du géant pharmaceutique Boehringer Ingelheim comme du siège local de multinationales telles Dell et Microsoft, que le groupe singapourien a établi la figure de proue de ses deux enseignes aux concepts complémentaires.


Tandis que l’une, Somerset, joue sur les longs séjours business et les voyages en famille avec ses appartements spacieux, l’autre, lyf, cible les voyageurs de la « prochaine » génération, entre autres les professionnels nomades attirés par un esprit coliving. Installés dans un même complexe – le Somerset donnant sur rue et les appartements du lyf derrière, dans des bâtiments de deux étages -, ces deux établissements reflètent dans leur décor leurs positionnements différents.
Quand le lobby du Somerset Schönbrunn Vienna diffuse une atmosphère apaisante autour d’assises pastel, d’un mur végétal, d’une dominante vert tendre, le lyf passe à l’orange, au gris anthracite. Un design pepsy qui se prolonge sur les murs colorés des petites maisons hébergeant ses 162 appartements, décorées de fresques murales représentant là un chat, ici une feuille de palmier ou encore un oiseau stylisé.
Ascott joue sur les complémentarités
En ce qui concerne les équipements, les appartements de deux à trois pièces du Somerset sont taillés pour les séjours longue durée – par exemple des expatriés en attente de trouver un logement – avec des surfaces allant de 40 à 72 m² et des cuisines aménagées dont certaines intégrant un lave-linge. En plus d’un petit bonus pour la plupart des appartements, celui d’être prolongés par des terrasses. Ce qui n’est pas le cas des penthouses familiaux, les voyageurs avec enfants y trouvant en revanche d’autres attraits.
Conçus façon loft, ces appartements s’organisent sur deux étages avec, en mezzanine, une vaste salle de jeux avec tipi et matelas où dormir au plus près de ses jouets. Que les résidents qui n’opteraient pas pour ces logements soient rassurés, leur progéniture pourra aussi se divertir au kid’s club, un des points forts du Somerset pour séduire une clientèle familiale.
Si les nomades digitaux peuvent passer pour de grands enfants aux yeux de certains, ils trouveront au lyf des divertissements plus de leur âge dans la salle de jeu « Play ». Notamment deux billards et un immense baby-foot avec 8 poignées de chaque côté. Autour de ça, des alcôves colorées où s’attabler pour travailler ou dîner entre résidents. Car c’est une des particularités de cette marque d’Ascott et qui diffère du modèle long séjour classique : les appartements ne disposent pas de cuisine équipée.
D’où cette idée de coliving, les voyageurs ayant en revanche à leur disposition la cuisine partagée Bond pour préparer leur repas. Des déjeuners ou dîners qui peuvent se prendre aux beaux jours sur la terrasse voisine. Cette idée de communauté se traduit aussi par un espace de coworking, baptisé Connect, ou encore une laverie où discuter en attendant que le linge soit sec. En parallèle, pour des rencontres plus importantes, le lyf Schönbrunn Vienna disposera bientôt d’une salle de réunion pouvant accueillir 80 personnes.


Si tout invite les résidents à sortir de leurs appartements, ceux-ci n’en sont pas moins accueillants et parfaitement agencés pour des séjours de courte ou moyenne durée. Et cela, grâce à leur disposition avec un lit en mezzanine dégageant une large place pour le coin salon-salle à manger. En plus de divers rangements répartis ça et là, les appartements disposent tous d’une télévision connectée qui fait office de miroir lorsqu’elle est éteinte, l’écran pouvant faire projeter un feu de cheminée à la demande pour une atmosphère cosy en hiver. Autre côté technologique : l’absence de clés, remplacées par des codes à l’entrée de la chambre comme de la résidence.
Si tout ou presque diffère entre les concepts de Somerset et lyf, ces deux établissements ont pourtant des choses en commun, notamment des machines à café à disposition des clients dans les deux lobbys, mais aussi un bar et un restaurant de cuisine italienne, Don’t Call It Pizza, tous deux accessibles à la clientèle extérieure. Autre point commun évidemment, leur situation avec, face à eux, un arrêt de bus et de tram juste en face des établissements à partir duquel rejoindre en 20 minutes aussi bien le château de Schönbrunn que le cœur historique de Vienne.
Un deuxième Citadines à Vienne
Des transports en commun qui permettent aussi de se rendre facilement à l’autre nouvel établissement du groupe Ascott, le Citadines Danube Vienna, lui aussi situé face à un arrêt de métro de la ligne U1, Kagran en l’occurrence. Ouvert en décembre dernier, l’apparhôtel a pris place dans un nouveau quartier en cours de développement, Vienna 22, en prolongement du quartier d’affaires de Donau City et du centre de congrès Austria Center Vienna. Un cadre privilégié pour les déplacements professionnels, d’autant que ce Citadines aura prochainement pour voisin ce qui sera une des plus hautes tours de bureaux d’Autriche à son achèvement prévu en 2026.
En attendant, les voyageurs d’affaires peuvent profiter d’un établissement au décor contemporain conçu par les architectes de Vienna Interiors. En ligne avec la dimension durable de son bâtiment – pré-certifié LEED et ÖGNI DGNB et dont le système énergétique alimenté à 100 % par de l’électricité verte -, l’apparthôtel joue sur un design inspiré par la nature, entre plantes suspendues, papiers peints représentant des paysages et parquets et mobilier en chêne des Alpes.


Ses 12 étages accueillent 223 studios et appartements d’une ou deux chambres, dont une vingtaine de chambres classiques, sans kitchenette pour les clients de passage pour une ou deux nuits. Pour le reste, les appartements disposent tous d’une cuisine entièrement équipée et d’un mobilier convertible qui permet de transformer l’espace en lieu de travail ou de vie selon les besoins des voyageurs.
Quant à la vie de l’établissement, elle se concentre autour de son 12e et dernier étage avec, notamment, la salle de fitness ou le coin laverie dont les machines sont contrôlées à distance par une application. Les voyageurs d’affaires y trouvent aussi deux salles de réunion de 33 m² combinable en une, de même qu’un coin business et des bulles de confidentialité où se poser pour travailler. C’est aussi à cet étage qu’est située la salle de petit-déjeuner qui, le soir venu, à partir de 16h, change d’office pour devenir un bar avec vue panoramique sur Vienne, prolongé qui plus est par une terrasse aménagée de 170 m². Un lieu où contempler le Vieux Danube qui file ses jours tout à côté.




















