
L’aéroport d’Atatürk, à une quinzaine de kilomètres du centre-ville d’Istanbul, a été frappé le 28 juin (21h à Paris, 22h heure locale) par un triple attentat suicide. L’attaque a causé au moins 41 morts et plus de 200 blessés, dans le hall des départs du terminal international. La plateforme stambouliote a néanmoins repris ses opérations dès le lendemain matin, quelques heures après les événements. Le trafic reste cependant perturbé ce mercredi matin. Selon la page dédiée sur le site Internet de Turkish Airlines, près de 340 vols ont été ou seront annulés depuis et vers l’aéroport international pour la compagnie turque. De son côté, Air France a supprimé deux vols prévus dans la matinée du 29 juin au départ de Paris CDG, à 10h05 et 12h35. Le site Internet de l’aéroport, saturé, se limite quant à lui à lister les informations de vols, parmi lesquelles figurent une majorité de retards et d’annulations. L’an dernier, l’aéroport d’Atatürk a accueilli plus de 61 millions de passagers…

Dans un bref message posté sur son portail en ligne, le consulat général de France à Istanbul indique : “Explosions suivies d’une fusillade à Ataturk terminal international. Evitez le secteur”, tout en précisant le numéro de la cellule de crise : +90 212 334 87 50. De son côté, le Ministre des Affaires étrangères et du Développement international, Jean-Marc Ayrault, a déclaré “Nous appelons nos compatriotes présents à Istanbul à suivre les consignes de prudence données par les autorités turques”.
Ce nouvel attentat n’est pas sans rappeler les attaques de Bruxelles, le 22 mars dernier. Près de deux semaines avaient alors été nécessaires avant que les opérations ne puissent reprendre progressivement, le 3 avril, sur l’aéroport de Zaventem. Et plus d’un mois avant que l’aéroport ne recouvre la totalité de ses capacités.

















