
Quelques mois à peine après son arrivée dans la maison American Express Voyages d’Affaires (GBT), Guillaume Col a eu droit jeudi à son baptême du feu sous la bannière de l’EVP. Le nouveau directeur général et vice-président pour la France, la Belgique et les Pays-Bas pouvait pour l’occasion s’appuyer sur des soutiens de premiers plan, en la personne de Bill Glenn, CEO d’American Express GBT, mais aussi de Elyes Mrad, nommé huit jours plus tôt au poste de Directeur général (EMEA), ou de Philippe Chérèque, nouveau « monsieur techno » de la TMC. De nouveaux visages donc, un nouveau cadre – celui du prestigieux Palais Brongniart –, et un nouveau style, « plus moderne, à l’image de la nouvelle culture d’American Express GBT », prévenait d’emblée Guillaume Col en introduction de ces deux jours de rencontres.

La 24ème édition du baromètre a elle aussi subi un léger relooking, mettant l’accent sur la simplicité et la lisibilité des données. L’étude menée en novembre dernier auprès de 581 entreprises dans dix pays européens témoigne du léger regain de croissance aperçu sur le marché du voyage d’affaires. Les dépenses liées aux déplacements professionnels ont donc enregistré une légère hausse en 2014 (+0,9%), qui devrait se confirmer au cours des prochains mois. Le baromètre EVP table en effet sur une nouvelle augmentation des dépenses en 2015 (+0,7%), le marché français restant quant à lui à la traîne, avec un taux stable (+0,1%). La tendance haussière devrait d’ailleurs se prolonger à moyen terme, dans la mesure où la moitié (46%) des entreprises prévoient d’augmenter leur activité à l’étranger dans les trois prochaines années, contre 38 % en 2013 et 35 % en 2012.
Autre enseignement de ce baromètre EVP 24ème du nom : pour la première fois, le best buy recule vis-à-vis des autres leviers actionnés par les entreprises pour contrôler les coûts. Sans grande surprise, cette limitation des dépenses demeure la priorité numéro 1 des entreprises, devant la sécurité des voyageurs et la vision complète des dépenses. Le voyageur semble pâtir de cette évolution, puisque son confort est relégué de la quatrième à la sixième place. Une tendance qui, à la lumière de la progression enregistrée par les services VIP, pousse Guillaume Col à s’interroger sur l’avenir d’un voyage d’affaires à deux vitesses, avec deux conditions de traitement bien distinctes. A suivre.



















